Avec les Quatre Derniers Lieder, composés entre 1946 et 1948, Richard Strauss, alors âgé de plus de quatre-vingts ans, revient à l’écriture romantique. Ce chef d’œuvre du lied avec orchestre a été créé en mai 1950, huit mois après le décès du compositeur par Kirsten Flagstad avec le Philharmonia Orchestra dirigé par Furtwängler.
Pour ces deux concerts donnés les 22 et 23 avril dernier à la Philharmonie de Paris, c’est la jeune soprano Elsa Dreisig, accompagnée par l’Orchestre de Paris placé sous la direction de Jukka-Pekka Saraste qui a interprété de cycle dans lequel s’épanouit tout le génie mélodique de Richard Strauss, qui, à travers cette œuvre, semble prendre congés du monde et de ses beautés, mais aussi des voix de femme qu’il a célébrées dans ses opéras.
Au cours de cette soirée vous pourrez également écouter l’Ouverture tragique de Brahms, composée en 1880, parallèlement à l’Ouverture académique, et à propos desquelles le compositeur a dit : “L’une pleure, et l’autre rit”.
Un concert à écouter en qualité numérique
La dernière œuvre au programme était la Symphonie n°5 de Sibelius, l’une des symphonies les plus aimées du compositeur, par ailleurs compatriote de Jukka-Pekka Saraste. Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.
Jean-Michel Dhuez
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