Violences conjugales faites aux hommes : Libération publie le témoignage de Cyril, 50 ans

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Alors que le Républicain Lorrain fait la une sur la mort de Stéphanie, tuée en pleine rue à Hayange en Moselle par son conjoint, Libération propose un dossier sur les violences conjugales dont les hommes sont victimes. 13 % des signalement, des cas rares dont la parole ne se libère pas.

« Elle jetait tout ce qui lui passait sous la main »

On lira notamment dans Libération le témoignage de Cyril, qui a connu cris, insultes, coquards, l’angoisse des humeurs alcoolisées. Pendant deux ans, ce quinquagénaire a subi la violence de sa compagne qui est allé crescendo au bout de quelque mois de relation : « au début c’était plutôt verbal » explique-t-il à Libération, « elle avait une jalousie chronique. Il y avait des provocations, mais je ne répondais pas, ce qui la frustrait encore plus. Elle jetait tout ce qui lui passait sous la main… » Un témoignage rare, Libération parle de l’impensé sur ces hommes victimes de violence conjugale. L’impensé. L’impensé c’est le nouveau terme à la mode dans la novlangue sociologique.

 

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Si vous voulez transformer une tendance ou un phénomène non significatif en quelque chose de significatif vous dites il y a un impensé. Les sciences sociales sont de grandes spécialistes de l’impensée. Et sur ce sujet on lira l’interview remarquable de Nathalie Heinich dans le Figaro. Sociologue et directrice de recherche au CNRS, elle publie un brûlot sur les méfaits du militantisme sur la recherche en sciences sociales. Elle explique au Figaro comme la sociologie est devenu le terrain de jeu de militants anti-racistes, féministes, décolonialistes, qui se servent des travaux de Pierre Bourdieu pour poursuivre le combat politique sur le dos de la recherche française. Elle parle de militantisme académique, il suffit, dit-elle, de se souvenir « de la période stalinienne et de la science prolétarienne, c’était dans l’après-guerre, ensuite il y a eu les délires maoïstes et aujourd’hui ,il y a les militants de la gauche radicale et ces jeunes sociologues qui centrent tout leur travail sur la dénonciation des effets de la domination ».

David Abiker

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