Etudiants en médecine : deux tiers d’entre eux font un burn-out en période de stage

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Une enquête de l’ISNI, l’intersyndicale des internes de l’ANEMF, l’association nationale des étudiants en médecine de France et du syndicat l’INSAR-IMG, révèle un grand mal-être et des conditions de travail déplorables.

75 % des étudiants en médecine sont concernés par des symptômes anxieux et dépressifs 

Il faut faire face à de nouvelles responsabilités, prendre soin des malades hospitalisés, dépasser toutes les semaines les 48 heures hebdomadaires légales de travail. Une pression qui a conduit Claire, interne en gériatrie, à un épuisement professionnel dès son premier semestre : « je n’avais plus du tout le même entrain, j’avais toujours été une interne très heureuse de devenir le médecin que j’attendais d’être. J’avais envie de bien faire et de faire le maximum. J’avais pourtant l’impression d’être confrontée à des barrières administratives qui me semblaient insurmontables. On ne soigne pas quelqu’un quand on est épuisé ».

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La jeune femme est finalement poussée par ses chefs à prendre des vacances le temps d’être remise sur pied. Une fatigue amplifiée aussi dans d’autres cas, par du harcèlement moral de la part de la hiérarchie. Les symptômes anxieux et dépressifs sont en hausse par rapport à 2017. 75 % des étudiants en médecine sont concernés déplore Gaetan Casanova, président de l’ISNI : « les causes qui ont crée ces symptômes dépressifs en 2017 sont toujours présentes. Cela a tendance à s’amplifier, l’hôpital va de plus en plus mal. Les mesures structurelles nécessaires n’ont pas été prises. La souffrance elle, s’exacerbe ». Face à ce constat, le président de l’ISNI souhaite une transformation, notamment du management dans les services hospitaliers, des services tenus par des enseignants chercheurs.

Juliette Pietraszewski

Ecoutez le reportage de Juliette Pietraszewski :

 

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