« Notre objectif est de nous poser la question de l’efficacité des aides sociales » Edouard Philippe

Ce matin à 8h sur Radio Classique

Edouard Philippe, Premier ministre
Invité de Guillaume Durand

« Notre objectif est de nous poser la question de l’efficacité des aides sociales »

A propos de la réforme ferroviaire

« Je ne crois pas que les syndicalistes soient humiliés. Il n’est pas humiliant de respecter la loi »
(…)
« La loi a été adoptée par 80% des députés et plus de 70% des sénateurs. C’est énorme. Il reste des sujets à discuter dans la branche et dans l’entreprise »
(…)
« L’ouverture à la concurrence a été décidée des années auparavant par des gouvernements précédents et organisée par le nôtre à l’issue d’un long débat »
(…)
« On a voulu que l’ouverture à la concurrence permette la création d’offres plus variées de services ferroviaires »
(…)
« La qualité du service ferroviaire s’est dégradée car pendant trop longtemps on n’a pas investi »
(…)
« L’Etat va prendre 35 milliards de la dette. Je fais entièrement confiance à la SNCF pour formuler des offres attractives »
(…)
« Nous n’avons pas choisi les principes de la réformes britannique »
(…)
« Les Français ont accepté avec une endurance et résilience ce mouvement social car ils savent que cette réforme est nécessaire »
(…)
« Je défendrai le droit de grève qui est une liberté constitutionnelle mais dans un système démocratique on applique la loi »
(…)
« Le Bac est un moment important de la vie collective. Nous avons travaillé avec la SNCF et l’Education Nationale pour que personne ne subisse les effets de cette grève pendant cette période »

A propos des aides sociales

« Notre objectif est de nous poser la question de l’efficacité des aides, et pas seulement des aides sociales. Emmanuel Macron a fait un discours incroyablement ambitieux à Montpellier sur la protection sociale »
(…)

« Je comprends la philosophie du RSA qui est de dire qu’il faut un versement monétaire et un processus d’accompagnement de retour vers l’activité. C’est une bonne idée mais ça ne marche pas »

A propos d’AIR FRANCE

« La première priorité de cette entreprise est de trouver une incarnation, un patron qui mette en place une stratégie avec une réflexion industrielle et opérationnelle. La question capitalistique se posera après »
(…)
« En toute matière, il est toujours bon de consommer Français quand c’est possible »

A propos de la loi PACTE

« Dans la loi PACTE qui viendra au Parlement à la rentrée, il y a des dispositions qui permettent de céder des actifs notamment pour Engie, La Française des jeux et Aéroports de Paris. On pense qu’il faut faire vivre le patrimoine français »

A propos des relations internationales

« On vit dans un monde compliqué et dangereux avec des personnalités imprévisibles comme M. Trump qui renversent des lignes d’alliances anciennes et établies »
(…)
« La diplomatie, c’est de parler avec tout le monde. Ça ne veut pas dire qu’on est d’accord avec tout le monde »

A propos de l’Italie

« Il y a eu des transformations démocratiques. Les options politiques tenues par le nouveau gouvernement ne sont pas identiques aux nôtres. Les désaccords sont formulés mais on doit se parler »

A propos de l’Aquarius

« Le bateau va en Espagne. Nous avons dit aux Espagnols que nous étions prêts à les aider »
(…)
« L’Italie a décidé de ne pas respecter les obligations du droit international. Il fallait pointer cela »
(…)
« Nous serons aux côtés des Espagnols, s’ils en ont besoin, pour l’analyse individuelle des situations et si un certain nombre de personnes peuvent bénéficier du statut de réfugiés, nous examinerons les cas »

A propos de Médine / Bataclan

« Je me contente – en tant que chef du gouvernement – de rappeler la loi qui est simple en la matière. S’il y a une incitation à la haine raciale ou trouble à l’ordre public au moment du concert, l’autorité publique peut prendre la décision d’annuler »