Dépendance : un projet de loi Santé au Travail est en préparation annonce Muriel Pénicaud, ministre du Travail

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, était l’invitée politique de Guillaume Durand ce jeudi 28 mars, à 8h15

Financement de la dépendance : prévenir pour mieux guérir.

« En France, on est plutôt moins bons que d’autres pays car on vit plus longtemps mais en moins bonne santé » a expliqué Muriel Pénicaud. Elle estime que le premier sujet est celui de la prévention : « il faut déjà prévenir pour arriver à la retraite en bonne santé ». La ministre du Travail a par ailleurs annoncé qu’un projet de Loi « Santé au travail » était en cours de préparation avec Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. A la question de savoir si un recul de l’âge de la retraite était envisagé par l’exécutif, Muriel Pénicaud a indiqué qu’il fallait « d’abord poser le problème avant d’y répondre. » Elle a notamment soulevé la question du choix d’un « modèle d’organisation du vivre ensemble » : « Est-ce qu’on veut des EPHAD pour 5 millions de personnes ou on est-ce qu’on veut révolutionner le maintien à domicile ? » a-t-elle lancé. La ministre a expliqué qu’il y avait plusieurs options de financement envisagées mais qu’il ne fallait « pas passer à côté de l’essentiel qui est de savoir comment on va vivre plus vieux, en bonne santé et entouré des gens qu’on aime », « ce n’est pas une fatalité d’être en mauvaise santé à 85 ans » estime-t-elle.

Lutter contre le chômage de masse en menant une «bataille des compétences»

« Le taux de chômage est passé de 9,7 à 8,8 % de taux de chômage depuis qu’on est aux responsabilités » a annoncé la Ministre du travail. Elle explique cette diminution du nombre de chômeurs par la mise en place de plusieurs leviers. « Grâce aux ordonnances, les TPE-PME n’ont plus peur d’embaucher. Il y a un effet psychologique qui compte en économie. L’année dernière 157 000 emplois nets ont été créés ». Muriel Pénicaud est aussi revenue sur un effet de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » qui a permis aux entreprises de créer des CFA (centre de formation des apprentis) : « Les chambres de métiers ont annoncé une augmentation de 60 000 apprentis d’ici 4 ans ». Pour la ministre qui fait du chômage des jeunes sa priorité : « la bataille des compétences est la clef dans la lutte contre le chômage”. Elle poursuit : les personnes non qualifiées, c’est 18% de taux de chômage contre 6 % qui ont une qualification ». « Le plan d’investissement pour les compétences a été signé avec toutes les régions à l’exception d’Auvergne Rhône-Alpes. Laurent Wauquiez (président de région) a décidé de supprimer 65% des formations des demandeurs d’emplois. Les besoins des entreprises et des demandeurs d’emplois – manifestement – ce n’est pas un sujet pour cette région » a-t-elle lancé.

 

Arthur Barbaresi