Contrairement à ce qu’on entend ici ou là, jamais un scrutin municipal n’indique le rapport de force politique pour la présidentielle, assure Martial Foucault, avant le second tour des élections ce dimanche. Ce politologue spécialiste des élections locales a rétabli un certain nombre de vérités dans la matinale de Radio Classique.
Malgré la poussée des extrêmes, et en particulier de LFI, Martial Foucault est catégorique : « le clivage gauche/droite ne s’effacera pas au second tour ». Il assure en outre que, même s’ils ont beaucoup à perdre dans ces élections municipales, « LR et le Parti socialiste restent les partis qui structurent les alliances ». Le socialisme municipal, poursuit-il, « n’a pas totalement disparu ». Comment l’expliquer ? « Les électeurs sont attachés au statu quo et ne veulent pas de grand bouleversement ».
Mais ce besoin, ou cette envie, de stabilité a une conséquence importante sur la démocratie municipales. Elle reste fragile, explique le politologue, notamment en raison du manque de pluralisme, évoquant ces communes où une seule liste s’est présentée.
Martial Foucault est politologue, membre du CEVIPOF, co-concepteur et analyste de « l’enquête électorale française 2026 : élections municipales 2026″ menée en deux phases pré et post scrutin par Ipsos BVA-CESI Ecole d’ingénieurs, en mars 2026, pour le CEVIPOF, la Fondation Jean Jaurès et Le Monde.
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