Philippe ENTREMONT

1934-aujourd'hui Époque contemporaine

Philippe Entremont confiait : « Je n’ai jamais été un martyr du travail, j’étais très doué ». Le plus célèbre pianiste et chef d’orchestre français a mené une riche carrière qui illustre son don pour la musique. Pourtant, il considère qu’il a eu « une vie tout à fait normale »…

Une enfance marquée par la Seconde guerre mondiale

Philippe Entremont naît à Reims en 1934 d’une mère pianiste et d’un père violoniste et chef d’orchestre.

De la guerre, il garde le souvenir de gradés de la Wermacht qui venaient écouter Radio Londres le soir dans la maison familiale.

Sa carrière internationale de pianiste est lancée à l’âge de 18 ans

Il est élève de Jean Doyen et de Marguerite Long au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Il remporte le Concours Reine Elisabeth à l’âge de 16 ans. À 18 ans, le concours Marguerite Long-Thibault.

La même année, son interprétation des concertos de Jolivet et de Liszt au Carnegie Hall de New York lui assure un triomphe.

Un artiste prolifique et un chef omniscient. Est-ce réellement possible qu’il ne soit pas un bourreau de travail ?

Philippe Entremont joue et enregistre sous la direction des plus grand chefs : Igor Stravinsky, Léonard Bernstein, Darius Milhaud, Pierre Boulez, Léopold Stokowski, Eugene Ormandy…

Il commence à diriger en 1967. Il dirige les plus grands orchestres symphoniques américains, européens et asiatiques : depuis 1946, il est directeur musical et chef permanent de l’Orchestre de chambre de Vienne, il dirige également, entre autres, l’Orchestre philharmonique de La Nouvelle-Orléans, l’Orchestre symphonique de Denver, et l’Orchestre Colonne à Paris, l’Orchestre Symphonique de Munich,  l’Orchestre symphonique de la NHK de Tokyo.

Il travaille avec les plus grands solistes internationaux, instrumentistes et chanteurs. 

Il donne plus de 7000 concerts à travers le monde et enregistre plus de 250 disques, c’est un des artistes les plus enregistrés de tous les temps !

En 2014, il publie son livre de souvenirs « Piano ma non troppo » aux Éditions de Fallois.