La Revue de Presse du jour – 09/03/2018

La revue de presse… On va beaucoup parler de révolution !

Révolution à toutes les pages…
Ecoutez ce ministre situé très haut dans la hiérarchie gouvernementale : « Nous sommes à l’aube d’une révolution dont on ne connaît pas encore le point d’atterrissage » !

Qui parle ?

Nicolas Hulot, au sujet non du macronisme, mais bien sûr de la révolution énergétique…
Le ministre de la Transition énergétique dit -dans Le Figaro- vouloir arriver le plus vite possible à 50% de nucléaire… Solaire, éolien, méthanisation : voilà les urgences…
Mais Nicolas Hulot prend soin de dire, malgré ses réticences pour l’atome, qu’il refuse de « jeter l’opprobre sur la filière ».
Le voici gagné par le « en même temps ».
Comme Emmanuel Macron en partance pour l’Inde (Les promesses de l’Inde, titre La Croix. L’eldorado pour la France, se réjouit Challenges.
En Inde, Emmanuel Macron participera dimanche à un grand sommet sur le solaire, « et en même temps » poursuivra les négociations pour la vente de 6 réacteurs nucléaires de nouvelle génération EPR !

Notons au passage que Ségolène Royal se rappelle au bon souvenir de Nicolas Hulot !

L’ex ministre de l’Environnement accompagne le Chef de l’Etat en Inde : on la connaissait ambassadrice des pôles, elle est aussi envoyée spéciale de la France pour l’Alliance solaire, « organisation internationale digne d’un album de Tintin », observe Le Parisien.
Ségolène Royal le dit elle-même dans ce journal : « Si mon expérience et mon savoir-faire local, national et international peuvent servir la cause de la planète, comment refuser ? »

Vous avez annoncé plusieurs révolutions…

« Nous sommes à l’aube d’une révolution dont on ne connaît pas encore le point d’atterrissage »…
La formule de Nicolas Hulot ne vaut pas que pour l’énergie, mais aussi, par exemple, pour l’intelligence artificielle, « nouvelle phase de la révolution numérique », précisent Les Echos !
Dossier spécial pour se préparer à cette promesse qui suscite aussi des interrogations sur la place laissée à l’humain et sur la nécessité d’adapter le travail (risques de destructions d’emploi) à un monde où les machines sont désormais capables d’apprendre mieux que les humains (le machine learning)…

Quels secteurs économiques vont être impactés ?

Tous : la santé, les transports, la logistique, l’énergie, la finance (déjà, des banques confrontent leurs clients à des conseillers virtuels pour les opérations les plus courantes…)
L’intelligence artificielle, c’est déjà une réalité, comme le montre la double page des Echos : les exosquelettes vont arriver sur les chantiers : sorte de robots démultipliant la force de l’ouvrier pour lisser le bitume par exemple…
L’intelligence artificielle permet déjà de produire automatiquement des contenus : par exemple générer des articles à partir de données, résultats financiers, sportifs, électoraux… les bulletins météo !

En fait, les journalistes ont aussi des inquiétudes à se faire…

Renaud, la voix artificielle gagne aussi du terrain…
Demain à la radio, un assistant vocal ?
Pour se rassurer, je lis ceci dans Les Echos : Face à la puissance d’analyse des machines, créativité, communication, esprit critique ou charisme seront demain des compétences clefs… Malheur à ceux qui ne les maîtriseront pas !

Parlons maintenant d’un dirigeant de la planète, qui ressemble parfois à un robot…

Glacial, inexpressif, incontournable, résistant à l’usure ! Déjà presque 2 décennies de pouvoir… Vladimir Poutine se présente à sa propre succession le 18 mars prochain avec la certitude de gagner.
Dossiers approfondis sur lui (dans la mesure du possible tant les secrets du tsar dont difficiles et dangereux à percer) et sur la Russie dans L’Express, L’Obs, Ebdo… qui rappelle que Poutine s’est assuré très vite du contrôle des manettes sécuritaires, médiatiques et financières…
Le mot kompromat revient dans les articles : les dossiers compromettants et la manière de s’en servir en Russie et dans toutes les nations qui lui tiennent tête, au premier rang desquelles les Etats-Unis… Le kompromat, l’art russe de jeter le discrédit sur une personnalité…

Belle idée du Monde, qui a enquêté sur le passage de Vladimir Poutine dans les villes qui l’ont façonné…

Dresde, en Allemagne de l’Est. Le KGBiste.
Saint-Peterbourg. L’ascension…
Moscou. La conquête du pouvoir.
Sotchi. La station balnéaire sur les rives de la mer Noire… un endroit qu’adorait déjà Staline…
Vladimir Poutine avec les Jeux olympiques en a fait une vitrine du pouvoir… Avec cette anecdote : afin de convaincre les inspecteurs du Comité olympique international, « on a fait en sorte que l’aéroport, inachevé, semble opérationnel », rapporte un témoin. « On décida de monter un village Potemkine. On fit venir des étudiants pour qu’ils fassent semblant d’être des passagers, on ouvrit des cafétérias et des restaurants éphémères, et les tableaux d’affichage affichèrent des vols qui n’existaient pas. »

Autre anecdote rapportée par l’auteur de cette série du Monde, Isabelle Mandraud sur un président bien entouré !

Poutine n’a pas besoin de faire campagne mais il se montre quand même..
Mais des blogueur russes avisés ont fini par remarquer, sur les images de certains de ses déplacements, un étrange phénomène : les mêmes visages apparaissent souvent autour de Poutine, des figurants accoutrés en pêcheurs, ouvriers ou en dévots quand la scène se passe dans un monastère »…
Des électeurs, il y en aura le 18 mars… Mais c’est la seule question sur cette réélection : combien feront le déplacement dans les bureaux de vote ? Quel sera le taux -réel- de participation ?

Michel Grossiord