Marianne Crebassa, la voix forte

Ce mardi à 13h, Laure Mézan reçoit la mezzo-soprano Marianne Crebassa à l’occasion de son passage à la salle Gaveau le 21 novembre ainsi que de la sortie de son dernier disque « Oh Boy ! ».

 L’ascension fulgurante de Marianne Crebassa qui l’impose, en l’espace de sept ans, sur la scène internationale est dûe à un travail acharné. La jeune femme de 28 ans confie à La Marseillaise que son succès s’est payé au prix de nombreux sacrifices.

Issue d’un milieu modeste, l’enfant du pays commence par étudier, dès son plus jeune âge, le piano. Ce n’est qu’à l’âge de 16 ans qu’elle découvre le chant qu’elle étudie d’abord à Sète puis à Montpellier où elle décroche un diplôme de musicologie. Elle s’envole ensuite pour la capitale où elle suit pendant deux ans des cours à l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris. En 2008, elle signe son premier contrat avec l’Opéra de Montpellier où elle fait ses premiers pas dans Manfred de Schumann sous la direction d’Hervé Niquet. A cette occasion elle se fait repérer par René Koening, à l’époque directeur du festival Radio France à Montpellier, ce qui lui permet de se faire un nom à travers des œuvres assez rares comme Fedra de Pizetti ou Zaïra de Donizetti. Mais Marianne Crebassa ne se contente pas simplement de jouer dans des mises en scène d’opéras. Elle élargit en parallèle son répertoire de variété française et se plonge également dans les lieder allemands.

Pleine de jeunesse et de fraîcheur, elle signe aujourd’hui son premier album chez Erato intitulé « Oh Boy ! ». Dans cet album au titre british et au design moderne, elle prend le parti d’explorer des « rôles en pantalons ». Le masculin est mis à l’honneur à travers les œuvres de Mozart (Les Noces de Figaro ou encore Lucio Silla) ou encore Gounot, Massenet… Des œuvres que l’on pourra écouter dans le concert qu’elle donnera à la salle Gaveau à Paris le 21 novembre.