Lawrence Foster, quelqu’un de bien

Renvoyé de Montpellier dans des conditions discutables, après le départ de René Koering, Lawrence Foster a été accueilli à Marseille les bras ouverts. Il n’avait pas forcément besoin d’un port d’attache, car il dirige dans le monde entier, mais l’aventure l’a séduit, le désir de l’orchestre de progresser l’a touché et l’histoire fabuleuse de l’Opéra de Marseille ne pouvait que l’intéresser. Malgré un budget limité, au regard d’autres institutions mieux loties, et des conditions parfois difficiles.
Son engagement pour les oeuvres rares, notamment françaises, est assez exceptionnel. Son amour de la musique dépasse toutes les autres considérations. C’est un homme chaleureux, ouvert et passionné. Il a la confiance d’artistes aussi exigeants que Radu Lupu, Martha Argerich ou Daniel Barenboïm. Mais il a aussi travaillé avec Duke Ellington ou Paul Mc Cartney. Ce n’est pas quelqu’un qui est dans la frustration, le désir de pouvoir ou la concurrence. Il aime le talent, l’engagement et l’effort.
Pudique, il n’a pas souhaité raconter l’histoire de cet extraordinaire Concerto pour violon de Beethoven avec Isaac Stern, alors que sa femme était mourante. Dans le mouvement lent, le violoniste et lui avaient du mal à retenir leurs larmes.
Voici son programme :

Decca 4782340 Beethoven Piano Concerto No. 3 Finale

Lawrence Foster/Radu Lupu/London Symphony Orchestra

Pentatone PTC5186360 Kodaly Hary Janos Suite Intermezzo

Pentatone PTC5186327 Schumann Symphony No. 3 beginning of 3rd movement

Apex 2564620322 Romanian Rhapsody in A major, op. 11, No. 1

Lawrence Foster/Orchestre Philharmonique de Monte Carlo

+ 2 choix hors répertoire classique :

Paul McCartney Standing Stones ‘Celebration’

Duke Ellington