La profondeur de Vladimir Spivakov

Vladimir Spivakov est un grand violoniste qui mène également une belle carrière de chef d’orchestre. Créateur des Virtuoses de Moscou, il dirige également l’Orchestre national de Russie et le Festival de Colmar. Artiste de la Paix à l’Unesco, il préside une fondation pour aider les enfants malades et les jeunes talents dans son pays.

Ses anecdotes sur la musique (Menuhin, Bernstein) reflètent une profondeur de vue qui passe malgré la barrière de la langue.

Juste avant l’émission, il est passé chez un luthier de la rue de Rome et a acheté un violoncelle pour un jeune lauréat de sa fondation. Et demain, au Champ de Mars, il dirigera non seulement Vadim Repin, mais également un hautboïste et un clarinettiste issus de cette même fondation.

Pendant l’émission, comme je n’avais plus d’eau dans mon verre, il s’est levé pour me verser la moitié du sien. C’était un geste tout simple, mais qui m’a « réchauffé le coeur à la manière d’un grand soleil », comme le chantait Georges Brassens. C’est dans ces petites attentions que l’on se rend compte que les positions humanistes ne sont pas seulement de grands discours. Cela me rappelle un mot de Dominique Besnehard à propos d’une actrice que je ne citerai pas : « Ça défend les intermittents, mais ça ne t’offrirait pas un café ! »

Voici le programme de Volodya Spivakov :

Chausson : par Vladimir Spivakov avec Hélène Mercier

Madeleines

Chopin : mazurka

Schumann : Carnaval

Tchaïkovski : Album des enfants (extrait)

Programme :

Verdi : Quatre Pièces sacrées (extrait)

Mahler : Symphonie n° 1 – 2e mvt (Bernstein)

Mozart : Concerto pour violon n° 3 – 2e mvt (Menuhin)

Rachmaninov : Danses symphoniques

Wagner : Wesendonck Lieder

Glenn Gould : Suite anglaise n° 2

Tchaïkovski : Concerto pour violon – 1er mvt – V. Spivakov