Fayçal Karoui, Lamoureux de l’orchestre

 Olivier Bellamy reçoit Fayçal Karoui dans Passion Classique

Message de Fayçal Karoui après l’émission qui était enregistrée à l’avance et qu’il a pu écouter dans sa voiture : « Je ne finis pas mes phrases, je ne trouve pas mes mots, c’est horrible. » Je l’ai rassuré, bien sûr, il était très bon. Mais on se trouve toujours moche sur les photos, on trouve toujours sa voix bêtasse sur un répondeur, etc. C’est ainsi et c’est tant mieux, sinon gare au narcissisme.
Alors pourquoi parler ? puisque le résultat est si décevant. Pourquoi se montrer ? Pourquoi répondre aux sirènes des médias ?
Pour rechercher de la publicité personnelle. Ou pour défendre une cause, une oeuvre à laquelle on croit. Un peu des deux, sans doute. Ou l’autre en dépit de l’un. Qui sait ce qui trotte dans nos petites têtes. Ou pour partager des émotions. Très simplement, c’est ce que je crois être le bon chemin.
Mais l’interview demande une technique, comme tout art. Certains s’y refusent. « Si après des années de travail assidu, les écrivains n’ont pas réussi à se faire comprendre, ce n’est pas en quelques minutes de conversation qu’ils y parviendront », estimait Evelyn Waught qui fuyait les journalistes. Voire. Ou à entendre, c’est selon.
Voici son programme :
1. Dans Traviata: Acte 2: « Alfredo, Alfredo, di questo core », si vous avez la version de Kleiber ce serait merveilleux
2. L’Adagietto dans l’Arlésienne de Bizet
3. Abba « The Winner takes it all »

La Périchole « Mon Dieu que les hommes sont bêtes » (Jane Rhodes)
Berlioz : Damnation de Faust « Ballet feux follets » Orchestre Lamoureux dirigé par Igor Markevitch
Mozart : Concerto n° 20 – 2e mvt (Haskil / Markevitch)
Maurice Ravel dirige le Boléro avec Lamoureux