1er mai : Gérald Darmanin assure qu’ “il n’y a pas eu de ratés de la part de la préfecture de police”

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, était l’invité de Guillaume Durand ce mardi 3 mai. Après l’alliance en Paca aux Régionales entre LREM et Renaud Muselier, il appelle les personnalités de la droite et du centre à se réunir autour d’Emmanuel Macron “pour battre Marine Le Pen”. Il juge qu’“il y a une grande partie de l’électorat de droite qui considère que le président de la République est l’homme de la situation.”

Manifestation du 1er Mai : “La violence s’est retournée contre tout le monde, surtout contre les forces de l’ordre” affirme Gérald Darmanin

La manifestation du 1er mai organisée par les syndicats a été marquée par des violences à l’encontre du cortège de la CGT et 46 interpellations. Philippe Martinez pointe du doigt des violences de l’extrême-droite et un préfet de police n’ayant pas fait assez pour contenir ces heurts. Gérald Darmanin, lui, met en cause la mauvaise gestion de la manifestation de la part des syndicats : “Les organisateurs d’une manifestation doivent la gérer (…) la police a, à ma connaissance, tenu dans les règles la sécurité du rassemblement, mais des discussions houleuses et des bagarres ont éclaté entre une partie des gilets jaunes et des membres de la CGT (…) la police a pu intervenir pour sécuriser un certain nombre de manifestants mais elle ne peut pas gérer la manifestation à la place des organisations syndicales (…) il n’y a pas de ratés de la part de la préfecture de police, bien au contraire, il y a même eu un policier molesté, ce qui prouve que la violence s’est retournée contre tout le monde, surtout les forces de l’ordre”.

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Gérald Darmanin : “la droite de gouvernement et la gauche de gouvernement doivent soutenir Emmanuel Macron”

Gérald Darmanin salue l’initiative de Renaud Muselier de s’allier à la liste LREM aux élections régionales de PACA, et en profite pour y voir une validation des choix de carrière des membres des Républicains ayant choisi de passer à la République En Marche après l’élection d’Emmanuel Macron : “en s’alliant, Renaud Muselier et la majorité présidentielle font face au Front National (Rassemblement National NDR) qui est notre grand danger (…) cela valide ce qu’ont fait Hubert Falco ou Christian Estrosi, et a posteriori ce que nous avons fait avec Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Thierry Solère”. Le ministre de l’Intérieur souhaite que la gauche et la droite s’allient autour d’Emmanuel Macron, particulièrement dans les territoires où le Rassemblement National fait d’excellents scores : “la droite de gouvernement et la gauche de gouvernement doivent soutenir le Président de la République (…) on connaît les difficultés face au Front National dans le sud et dans le nord (…) c’est le combat de tous les républicains contre le Front National”.

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Gérald Darmanin explique les oppositions et les critiques sévères de figures de la droite comme Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou David Lisnard, chacun partageant l’idée que LR est encore une force politique, comme étant des attaques frontales liées au contexte politique actuel : “ce sont des propos de campagnes car on est à quelques semaines des élections régionales (…) Je peux comprendre ces propos excessifs mais ce qu’il faut, c’est un jour se réunir pour battre Marine Le Pen et proposer à la France le projet dont elle a besoin”. Selon le ministre de l’Intérieur, une partie de l’électorat de droite est déjà acquis à la cause de LREM et d’Emmanuel Macron : “l’électorat LR soutient le président de la République mais une infime partie, en écoutant les voix d’Eric Ciotti, Laurent Wauquiez ou Bruno Retailleau, refuse encore son discours (…) mais les résultats des élections européennes où François-Xavier Bellamy a fait 8% alors que le droite française est faite pour être à 25% ou 30%, montre bien qu’une grande partie de l’électorat considère que le président de la République est l’homme de la situation”.

Rémi Monti

 

 

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