Disparition de Dmitri Hvorostovsky

Le baryton russe est mort ce mercredi 22 novembre à l’âge de 55 ans

« Il est venu, il a chanté, il a conquis », titrait le Times après ses débuts londoniens, en décembre 1989 au Wigmore Hall. Depuis, la carrière de ce natif de Krasnoïarsk en Sibérie orientale a connu une ascension fulgurante sur les plus grandes scènes du monde. Si les principaux rôles de l’opéra russe (Eugène Onéguine, La Dame de Pique, Le Démon, Le Prince Igor) constituaient le cœur de son répertoire, Dmitri Hvorostovsky s’est aussi illustré dans le répertoire italien (La Traviata, Les Puritains), où sa tessiture de baryton verdien faisait merveille.
Principalement publiée par Universal, sa discographie reflète fidèlement l’intensité qui caractérise ses interprétations. Les mélomanes appréciaient sa prestance, perceptible dans les duos qu’il formait aux côtés d’Anna Netrebko. La tumeur au cerveau, contre laquelle il se battait courageusement depuis deux ans et demi, a mis un terme prématuré à la carrière de celui qui restera dans l’histoire comme l’une des grandes figures du chant russe.