Covid-19 : Avec le nouveau protocole sanitaire, à quoi ressemble la journée d’un directeur d’école ?

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Le Monde raconte la journée du directeur d’une école élémentaire à Cergy, en banlieue parisienne. Les journalistes ont passé une journée avec cet homme confronté à la complexité administrative et à la contagion du virus Omicron.

Au milieu de la journée, l’inspecteur vient rappeler que le travail du directeur d’école ne se limite pas au Covid-19

Cest la météo qui donne le ton : l’article commence ainsi : « il est 7h45, les trottoirs de Cergy sont plongés dans un épais brouillard. Devant l’école élémentaire du Hazay, Olivier Flipo s’affaire dans le froid autour de l’écriteau qui accueillera les familles dans quelques minutes. Directeur d’établissement depuis 5 ans, il passe le week-end à gérer les mauvaises nouvelles qui se sont accumulées depuis vendredi. En ce lundi 10 janvier sur les 11 classes de l’école, une est fermée en l’absence d’une enseignante, et 6 de ces classes comptent au moins un cas de Covid parmi leurs élèves ». Et le Monde sonne la pendule : 8h35, la file d’attente devant l’école grossit, les attestations et les tests sont pointés un à un pour permettre aux enfants d’entrer dans l’école. Le directeur vérifie les tests à l’entrée assisté d’une enseignante. Le directeur ajoute sur la liste affichée à l’extérieur une nouvelle classe cas-contacts. Les enfants de cette classe seront renvoyés chez eux pour se faire tester et reviendront dans quelques jours avec des tests négatifs pour réintégrer la classe.

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L’école ressemble à une gare de triage plus qu’à un lieu d’enseignement

9h30 : une enfant se plaint de maux de tête et tousse. Ses parents sont appelés pour venir la chercher. On lui prend la température dans le bureau du directeur pendant que la mère d’un élève vient récupérer chez M. Flipo un document qui lui permettra d’obtenir gratuitement deux autotests en pharmacie. Au milieu de la journée, un appel de l’inspecteur sur les prévisions d’effectifs de classes de l’an prochain vient rappeler que le travail du directeur d’école ne se limite pas au Covid-19. Libération a quasiment fait le même exercice et raconte le casse-tête de la gestion scolaire du Covid pour trois chefs d’établissement à Marseille : Journal d’un bordel titre élégamment le quotidien. En clair, l’école ressemble à une gare de triage plus qu’à un lieu d’enseignement. Et dans Le Parisien Jean-Michel Salvator note que la simplification des règles a été une bonne nouvelle pour les parents mais n’a pas désamorcé la crise et la grève de demain et ce jeudi noir qui ajoutera de la pagaille à de la pagaille.

David Abiker

 

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