« Un Brexit qui foire c’est la France, c’est l’Europe qui foire. » Mounir Mahjoubi

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat auprès du ministre chargé du Numérique
Invité de Renaud Blanc

« Un Brexit qui foire c’est la France, c’est l’Europe qui foire. »

A propos de Jérusalem

« Je suis inquiet. (…) La décision des Etats-Unis est regrettable et entraîne tout ce que l’on voit depuis cette nuit. Il faudra qu’on trouve des solutions, avec l’ONU. (…) Pour trouver une solution immédiate afin d’éviter l’embrasement, il faut que nous soyons tous mobilisés, qu’on ne renonce pas avant d’avoir essayer. (…)
« Ce que dit Macron et la France est écouté par le monde, et cela participe à transformer le monde. Trump, même si nous ne sommes pas toujours d’accord, est un de nos partenaires de travail sur de très nombreux sujets, notamment sur la paix. »

A propos du Qatar

« Le dialogue avec le Qatar est avancé. On parle de tous les sujets avec le Qatar, les sujets économiques, la paix dans le monde. »

A propos de la laïcité

« Le ministre de l’Education nationale a rappelé hier la manière dont il va construire une véritable démarche autour de la laïcité au sein de l’école. »
(…)
« La laïcité est avant tout un sujet de l’Education nationale. »
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« Le fait que Macron fasse un discours dans une église [Par rapport au deuil de Johnny Hallyday] ne me choque pas, car il ne prononcera pas un discours religieux. C’est un discours pour un ami, quelqu’un qui le soutenait. »

A propos du Brexit

« Nous n’avons pas d’autres issues que de trouver une solution viable des deux côtés. »
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« Nos amis anglais ont décidé de partir mais resteront quoi qu’il arrive nos partenaires donc on doit trouver des solutions. »
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« Cette nuit, (…) il y a eu des avancées majeures. (…) Nous n’avons pas d’autres choix que d’en faire un succès. »
(…)
« Un Brexit qui foire c’est la France, c’est l’Europe qui foire. »

A propos de la couverture Internet

« Notre objectif en 2020 est de permettre l’accès partout en France, avec la couverture mobile. C’est la première des discriminations numériques : ne pas avoir accès aux données avec les mobiles. »
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« Aujourd’hui le régulateur ARCEP a travaillé avec les opérateurs, maintenant c’est au gouvernement de se prononcer. Cela va coûter de l’argent, quelques milliards d’euros pour réussir à couvrir toute la France avec un réseau mobile de qualité. »
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« Les Français n’en peuvent plus. Quand vous n’habitez pas dans une grande ville, dans les zones rurales et semi-rurales, vous avez un réseau médiocre, un réseau instable. »

A propos de l’utilisation d’Internet

« Une fois que nous sommes connectés il faut savoir utiliser Internet. 13 millions, soit 20% de Français, ne savent pas se connecter. Alors cela ne sert à rien de mon côté de faire 100% des démarches numériques de l’Etat sur Internet et de proposer aux entreprises, aux start-ups de se lancer, si 20% des Français ne savent pas utiliser Internet. »
(…)
« Avec les départements, avec les régions, avec les opérateurs sociaux, on va annoncer le début d’une démarche que l’on appelle la « stratégie nationale d’inclusion numérique », ce qui va nous permettre dans chaque département de trouver des solutions pour identifier ces personnes (…) et structurer un réseau qui les accompagne. »

A propos de la croissance de la valeur du Bitcoin

« Les mouvements ne sont pas liés à une réalité économique, il y a un mouvement qui est lié à un engouement. »
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« Environnementalement parlant le Bitcoin est terrible. Cela consomme une capacité de calcul infinie. Et, plus il y aura de personnes qui l’utiliseront, plus on devra augmenter les capacités de calculs. »
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« Il va falloir que l’on regarde activement. (…) Aujourd’hui on est en train des expérimentations. Le gouvernement français a fait des tests sur la « blockchain » et la direction du Trésor a structuré ses premiers bons du Trésor en « blockchain » c’est la première fois qu’un pays fait ça dans le monde, car nous avons besoin de comprendre cette technologie. »

A propos du numérique à l’école

« Le numérique à l’école est essentiel. (…) Il faut qu’à la sortie du CM2, un enfant est fait au moins une vingtaine d’heures pour comprendre ce qu’est une donnée, où se stocke-t-elle ? Comment je dois la transférer ? »