Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy va-t-il écoper de prison ferme ?

UMP Photos/Flickr

Le tribunal correctionnel de Paris doit se prononcer, ce jeudi 30 septembre, sur l’éventuelle responsabilité de Nicolas Sarkozy dans l’Affaire Bygmalion. Un scandale que traîne l’ancien Président de la République, concernant des dépenses excessives, couvertes par un système de fausses factures, lors de la campagne présidentielle de 2012.

Pour Jérôme Lavrilleux, le candidat Sarkozy était « forcément » au courant

En juin, après 1 mois de procès, le parquet avait requis contre les 14 mis en cause des peines allant de la prison avec sursis, à 1 an de prison dont 6 mois ferme pour Nicolas Sarkozy. A l’époque, il n’a eu de cesse de le clamer, il ne « savait rien » des dépenses faramineuses engagées dans sa campagne : plus de 42 millions d’euros, quasiment le double de ce qui est autorisé par la loi. Sa défense : « j’étais président, chef du G20, dans la campagne, je dirigeais la stratégie politique. Alors, l’organisation des meetings, la sono, l’éclairage. Je n’avais pas que cela à faire ». Une version peu convaincante pour le parquet et en totale opposition avec celle de Jérôme Lavrilleux, le premier, en 2014, à avoir reconnu les fautes.

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Pour l’ancien directeur adjoint de la campagne, le candidat Sarkozy était « forcément » au courant, justement parce que c’était « lui qui définissait la stratégie ». Le comportement de l’ancien président pourrait aussi jouer contre lui. Sur un mois d’audience, il n’est apparu qu’une seule fois. « Une totale désinvolture à l’image de la désinvolture dans sa campagne » avait lancé, lors des réquisitoires, la procureure, Vanessa Perrée.

Eric Kuoch

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