Anastasia Romanov, fille du Tsar Nicolas II : a-t-elle survécu au massacre de sa famille ?

MARY EVANS/SIPA

En 1920, une femme sans identité repêchée dans un canal de Berlin affirme être Anastasia Romanov, la fille du dernier tsar de Russie. Survivante miraculeuse ou imposture savamment entretenue ? L’affaire passionnera l’Europe pendant des décennies, jusqu’aux révélations de l’ADN, qui, aujourd’hui encore, laissent planer un doute chez certains…

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, la Maison Ipatiev d’Ekaterinbourg est le lieu d’un drame resté gravé dans l’Histoire. Là, dans une cave obscure, l’ancienne famille impériale de Russie, Nicolas II, son épouse Alexandra, leurs quatre filles Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, ainsi que le jeune prince héritier Alexeï, tombe sous les balles des Bolchéviques.

Mitraillés, achevés à la baïonnette, jetés dans un puits de mine… la dynastie des Romanov, vieille de plusieurs siècles, s’éteint dans le sang et le silence. Du moins, c’est ce que raconte la version officielle. Les premières rumeurs de l’exécution laissent place au doute : tous les corps n’ont pas été retrouvés. Certaines personnes assurent qu’une ou plusieurs grandes-duchesses auraient échappé au massacre.

Des cicatrices, un accent russe : aucun doute, c’est Anastasia

En 1920, à Berlin, une jeune femme est sauvée après une tentative de suicide. Sans papiers, refusant de parler, elle est internée et rebaptisée Anna Anderson. Très vite, ses cicatrices, son accent russe et certains détails de sa mémoire troublent ceux qui la croisent. Pour certains, aucun doute : elle est Anastasia Romanov. Des proches de la famille impériale reconnaissent ses traits, sa voix, ses manières. D’autres dénoncent une supercherie nourrie par le désespoir d’un empire en exil et la fascination du public.

Pendant des décennies, experts, médecins et enquêteurs se penchent sur son cas. Les journaux s’enflamment, témoins, photographies, comparaisons physiques… tout alimente la rumeur, l’Europe s’interroge, et le mystère s’épaissit.

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Et si la grande-duchesse Anastasia avait survécu au massacre ? Était-ce vraiment elle ou bien une fabuleuse mise en scène, un mensonge qui a trompé l’Europe entière pendant des décennies ? Entre légende dorée, faux-semblants et révélations scientifiques tardives, le « cas Anastasia » reste l’un des plus grands mystères de l’Histoire.

Franck Ferrand raconte cette affaire qui fascine toujours autant.

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