À 94 ans, John Williams a signé la musique du nouveau film de Steven Spielberg, Disclosure Day, en salle depuis ce mercredi. Une trentième collaboration entre le compositeur et le réalisateur depuis 1974.
Sur les 37 films réalisés par Steven Spieberg depuis 52 ans, John Williams en a composé trente bandes-originales. Le fruit de leur dernière collaboration est à découvrir depuis ce mercredi sur les grands écrans dans Disclosure Day.
Ce film marque le retour du grand réalisateur américain à la science-fiction plus de 40 ans après la sortie de Rencontres du troisième type et E.T., l’extra-terrestre, deux films dont John Williams avait déjà signé la musique.
Pour Disclosure Day, John Williams, 94 ans, a abandonné les thèmes grandioses qu’il a souvent composés pour les films qui lui ont notamment valu cinq Oscars. Le compositeur a cette fois-ci préféré composer une musique qui soutient plus subtilement le récit.
John Williams a confié qu’il avait souhaité écrire une musique qui s’accorde avec l’importance donnée par le film à la tension, à l’atmosphère et à la révélation progressive, plutôt qu’au spectacle. « Cette fois-ci, je vais composer une musique non pas pour guider le film, mais pour l’accompagner et lui donner un léger coup de pouce », a-t-il déclaré.
Steven Spielberg : « Si je parviens à émouvoir le public, c’est la musique de John qui fait couler les larmes »
Ill est vrai que le film, qui met en vedette Emily Blunt, Josh O’Connor et Colin Firth, fait le lien entre l’émerveillement à grand spectacle, la marque de fabrique de Steven Spiellberg, et des thèmes humanistes et ancrés dans la réalité, notamment l’empathie.
D’où le recours à une bande-originale minimaliste et discrète. « La partition de Disclosure Day est probablement la plus sobre que John ait composée pour l’une de nos collaborations (…) C’est comme s’il accompagnait le film en retrait, le faisant progresser », a déclaré Steven Spielberg.
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Durant la campagne de promotion du film, Steven Spielberg a multiplié les hommages à John Williams, confiant que « Composer une musique est généralement la dernière étape de notre travail et je dis toujours que la récompense après avoir terminé un film c’est d’écouter une nouvelle partition de John Williams (…) C’est le maestro de la musique de film d’aujourd’hui mais il aurait pu rivaliser avec les grands compositeurs des années 30, 40, 50 et 60 », ajoutant : « Si je parviens à émouvoir le public, c’est la musique de John qui fait couler les larmes ».
La bande originale de Disclosure Day a fait l’objet d’un double coffret (Waxwork Records) comprenant les 16 morceaux utilisés dans le film.
Écoutez « Le choix cinéma » de Samuel Blumenfeld consacré au film de Steven Spielberg ce mercredi dans le Journal de 8H00 de Radio Classique
Philippe Gault
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