Série d’hiver au Mariinsky de Saint-Pétersbourg où le directeur Valery Gergiev dirige plusieurs semaines de suite, avec une moyenne de six représentations différentes par semaine, quasiment sans répétition : la démesure habituelle du lieu ! Pour nous, cela commence le 5 février dans l’Opéra " historique " avec La Femme sans ombre de Strauss, une production contrastée de Jonathan Kent que l’on retrouvera bientôt en DVD. Les coachs, la troupe et l’Orchestre du Mariinsky y sont à l’honneur. Le lendemain, Guerre et Paix de Prokofiev en version de concert dans l’excellent auditorium permet d’entendre Gergiev dans le répertoire de ses débuts, qu’il dirige aujourd’hui avec encore plus de liberté et de lyrisme. Nombreux débutants parmi les 70 rôles.
Le 7, retour au " vieux " Théâtre avec une Traviata mise en scène par Charles Roubaud et portée par de très jeunes chanteurs, Dimitri Popov (Alfredo) et Maria Bayankina (Violetta), une soprano racée encore membre de l’école du Mariinsky et débutant dans le rôle. Démesure encore le jour suivant, avec Gergiev se risquant à diriger un Pelléas en concert. L’Orchestre et les chanteurs de la troupe (Pelléas : Andrei Bondarenko ; Golaud : Yevgeny Ulanov ; Mélisande : Irina Mataeva) respirent Debussy avec naturel. Démesure ? Non : miracle !
Une semaine d’opéras à Saint-Petersbourg
Radio Classique
La démesure et le miracle.