Trump contre Pavarotti

Des résonances musicales pas du goût de tout le monde

En juin dernier, nous avions relayé l’indignation de Simonetta Puccini au sujet de la version de Madame Butterfly choisie par Riccardo Chailly. « Cela va à l’encontre des vœux de mon grand-père », déclarait la descendante du maître de Lucques. 
C’est à présent la campagne présidentielle de Donald Trump qui suscite l’ire de la famille de Luciano Pavarotti, laquelle s’est fendue d’un communiqué :

« Nous aimerions rappeler que les valeurs de fraternité et de solidarité que Luciano Pavarotti a exprimées tout au long de sa carrière artistique sont totalement incompatibles avec la vision du monde manifestée par le candidat Donald Trump ».


Les proches du ténor le plus populaire de l’ère discographique entendent ainsi protester contre la diffusion de l’air de Calaf extrait de Turandot  « Nessun dorma », diffusé à grand renfort de décibels par Donald Trump lors de ses meetings. Air dans lequel le personnage attend avec impatience le jour où il pourra conquérir le cœur de la princesse. Le milliardaire de 70 ans, de son côté, souhaite accéder au pouvoir suprême afin d’édifier un mur entre le Mexique et les Etats-Unis…

Les héritiers de Puccini, curieusement, ne se sont pas encore exprimés sur l’usage de la musique de leur ancêtre par le sulfureux candidat républicain.  Qui a dit que la musique « adoucissait les mœurs » ?