Initialement, Riccardo Chailly, le directeur musical de la Scala de Milan depuis 2017, devait quitter son poste à l’été 2026 mais la nouvelle direction lui a demandé de prolonger jusqu’à la fin de l’année prochaine alors que son successeur n’a toujours pas été désigné.
Après les départs du surintendant Dominique Meyer et du directeur du ballet Manuel Legris, Riccardo Chailly est le seul membre de l’ancienne direction du Teatro alla Scala. À 72 ans, le directeur musical de l’institution milanaise est lui aussi atteint par la récente limite d’âge imposée par le gouvernement italien mais son contrat avait été, exceptionnellement, prolongé jusqu’à l’été 2026.
Une prolongation qui vient de se voir étendue jusqu’à la fin de l’année prochaine en accord avec le nouveau surintendant de la Scala, Fortunato Ortombina. C’est donc Riccardo Chailly qui ouvrira la prochaine saison en dirigeant les représentations, à partir du 7 décembre, de Lady Macbeth de Mtsensk, l’opéra de Dimitri Chostakovitch.
On devrait savoir le 12 mai qui succédera à Riccardo Chailly
En espérant que les ennuis de santé du chef d’orchestre italien lui permettent d’assurer cette prolongation. Après une pause de plus de deux mois, il ne reprendra la baguette qu’à l’occasion des représentations du triptyque de Kurt Weill que le Teatro alla Scalla proposera du 14 au 30 mai.
Se pose également la question de sa succession. Le nom du maestro milanais Daniele Gatti, 63 ans revient avec insistance mais c’est au cours du conseil d’administration, présidé le 12 mai par Giuseppe Sala le maire de la ville et président de l’institution, que Fortunato Ortombina devrait présenter le ou la candidat(e) qu’il aura retenu(e) et faire valider son nom.
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Le surintendant du Teatro alla Scala devra également présenter et défendre sa stratégie de gestion car, même si le bilan financier 2024 est « en ordre » et présente un léger bénéfice, le maintien de l’équilibre budgétaire pour les années à venir n’est pas garanti. Les risques liés notamment à l’augmentation des coûts de personnel et d’activité sont connus, d’autant plus que les organismes publics, y compris la municipalité, sont de moins en moins en mesure d’augmenter leurs contributions.
Philippe Gault
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