L’opéra, né en Italie, inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO

SUZANNE PLUNKETT/AP/SIPA

L’UNESCO a intégré le chant lyrique italien à son patrimoine immatériel. Une décision saluée par Rome qui y voit une consécration planétaire officielle.

De Scarlatti à Verdi en passant par Bellini, les grands airs d’opéra italiens sont chantés dans le monde entier, embellis par des interprétations célèbres comme celles de Luciano Pavarotti ou Cecilia Bartoli.

« Transmise oralement entre un maestro et un élève, cette pratique favorise la cohésion collective et la mémoire socioculturelle. C’est un moyen d’expression libre et de dialogue intergénérationnel, sa valeur culturelle est reconnue au niveau national et international », estime l’UNESCO.

L’institution définit cet art comme « une technique de chant sous contrôle physiologique qui intensifie la puissance vocale dans des espaces acoustiques tels que les auditoriums, les arènes et les églises ».

Stéphane Lissner : « L’opéra est né en Italie »

« Après un long et minutieux travail (…) c’est une consécration officielle de ce que nous savions déjà: le chant d’opéra est une (marque d’) excellence mondiale, parmi celles qui nous représentent le mieux à travers la planète », s’est réjoui le ministre de la Culture Gennaro Sangiuliano dans un communiqué.

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« L’opéra est né en Italie », rappelait en mai 2022 Stéphane Lissner, directeur du Théâtre San Carlo de Naples, inauguré en 1737 et à ce titre le plus ancien opéra du monde.

« La façon de chanter avec cette langue italienne provoque incontestablement, qu’on soit d’accord ou pas, la plus grande émotion chez les amateurs d’opéra » souligne Stéphane Lissner, qui a aussi dirigé le prestigieux Teatro alla Scala de Milan.

Philippe Gault (avec AFP)

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