Nicholas Angelich, virtuose du piano, meurt à 51 ans : une « immense tristesse » envahit le milieu classique

La série noire continue. Après la disparition dimanche du célèbre pianiste roumain Radu Lupu et celle hier du compositeur britannique Harrison Birtwistle, le week-end de Pâques s’est assombri encore un peu plus avec l’annonce du décès à Paris du pianiste franco-américain à l’âge de 51 ans des suites d’une maladie respiratoire.

Gautier Capuçon dit au revoir à un ami et complice « si doux et sensible »

En fin de soirée de ce lundi de Pâques, l’agence artistique Jacques Thelen a publié ce communiqué : « nous avons l’immense tristesse de vous annoncer la disparition de Nicholas Angelich, qui nous a quittés aujourd’hui, lundi 18 avril 2022 à l’âge de 51 ans. Artiste sensible et généreux, virtuose et poète, le monde de la musique pleure l’un de ses plus grands interprètes. Américain de naissance, mais installé à Paris, Nicholas souffrait d’une maladie respiratoire et fut contraint de quitter la scène depuis juin 2021 ». Une annonce qui faisait suite à celles de la disparition dimanche du grand pianiste roumain Radu Lupu à l’âge de 76 ans et celle lundi du compositeur britannique de musique contemporaine Harrison Birtwistle à 87 ans.

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Sur les réseaux sociaux, les hommages se multiplient depuis l’annonce de la mort de Nicholas Angelich. Gautier Capuçon exprime sa « tristesse infinie de dire au revoir à un ami et complice depuis tant d’années, un poète, si doux et sensible », Renaud Capuçon salue un être « lumineux et tendre à la fois, comme sa sonorité ». Alexandre Tharaud a publié une photo des mains de Nicholas Angelich, tandis que le violoncelliste Raphaël Merlin se rappelle que la formation des Forces Majeures ont donné leur tout 1er concert avec lui.

Nicholas Angelich a eu Aldo Ciccolini et Yvonne Loriod comme professeurs au Conservatoire de Paris

Né à Cincinnati en 1970, Nicholas Angelich commence le piano à l‘âge de 5 ans et donne son premier concert à 7 ans. À 13 ans, sa famille s’installe en France et il entre au Conservatoire de Paris où il étudie notamment avec Aldo Ciccolini et Yvonne Loriod. Il travaille aussi avec Marie-Françoise Bucquet, Leon Fleischer, Dmitri Bashkirov et Maria Joao Pires. Dès le début des années 2000 Nicholas Angelich se produit sur les plus grandes scènes du monde aux côtés d’illustres musiciens. Très proche des frères Capuçon avec lesquels il enregistra des trio de Johannes Brahms (Prix Schallplatten), le pianiste était attendu au Théâtre des Champs-Élysées le 9 juin en duo avec le violoniste Vadim Repin et le 28 juin avec Marianne Crebassa et le Quatuor Modigliani.

Philippe Gault

 

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