Au sujet de ce compositeur dont les symphonies étaient des " messes sans paroles ", l’auteur a raison d’écrire qu’"aux jardins à la française, tirés au cordeau, Bruckner oppose une forêt (…) bruissant de mille voix, dont la germination se fait dans une attente qui exige une passive connivence (…) au risque de se perdre ". Cela explique peut-être la réticence de certains esprits cartésiens à l’égard de l’Autrichien… Après la somme que lui consacra il y a presque quarante ans Paul-Gilbert Langevin, le fondateur de la Société française A. Bruckner, (L’Âge d’homme), Jean Gallois relève le défi d’une étude au format plus modeste mais excellemment documentée et d’une lecture aisée.
Anton Bruckner, Jean Gallois, Bleu Nuit, 176 p., 20 €.
La forêt allemande
Radio Classique
Jean Gallois signe une nouvelle monographie d'Anton Bruckner.