Le 23 juillet, le Verbier Festival en Suisse, proposera une expérience inédite. Lors du récital du pianiste et chercheur Nicolas Namoradze les spectateurs pourront voir, en temps réel, ce qui se passe dans son cerveau.
On sait ce qui se passe dans le cœur d’un musicien pendant qu’il joue en public – la pianiste Yuja Wang l’avait montré à l’occasion d’un concert marathon donné au Carnegie Hall de New York en janvier 2023, mais que se passe-t-il dans le cerveau d’un soliste pendant une interprétation ? C’est ce que pourront découvrir les spectateurs du festival de Verbier fin juillet.
Sur la scène du cinéma de Verbier le 23 juillet, de 14h30 à 16h30, le pianiste géorgien Nicolas Namoradze présentera jour-là son Neurorecital au cours duquel, équipé de capteurs sur son crâne reliés à plusieurs ordinateurs, il interprétera des œuvres tirées du Clavier bien tempéré de JS Bach, des préludes de Claude Debussy et des sonates pour piano d’Alexandre Scriabine.
Des images en temps réel de l’activité cérébrale du pianiste
Grâce au dispositif numérique Glass Brain et à des techniques d’imagerie neuronale de pointe développées par l’Université de Californie et le Laboratoire de dynamique cérébrale de l’Université de Calgary, les spectateurs pourront voir sur grand écran, des images en temps réel de l’activité cérébrale du pianiste pendant toute la représentation.
Selon Nicolas Namoradze, « Ce projet invite les auditeurs à s’intéresser à la musique d’une manière fondamentalement nouvelle. Nous avons pu collecter des données cérébrales d’une manière totalement inédite, ce qui représente une avancée majeure dans la recherche. Cela a ouvert la voie à des données cérébrales cohérentes et analysables issues de la pratique musicale en direct, pour la toute première fois ».
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Né à Tbilissi en Géorgie en 1992 et formé au piano en Hongrie puis à la Juilliard School de New York, vainqueur en 2018 du concours international de piano Honens au Canada, Nicolas Namoradze a également suivi une formation universitaire spécialisée dans le domaine des sciences cognitives. Dans sa thèse de doctorat, publiée sous le titre « Ligeti’s Macroharmonies » en 2020, le musicien a développé des modèles mathématiques pour certains aspects de la perception musicale qui font référence.
Philippe Gault
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