Des toxicomanes menacent des Londoniens, la police leur conseille « la musique classique » pour les faire fuir

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Confrontés à une recrudescence d’actes de violence de la part de toxicomanes, les habitants d’un quartier de Londres se sont vus proposer par la police métropolitaine de diffuser de la musique classique pour tenter de ramener le calme. Une mesure qui est loin de recueillir les faveurs des plaignants.

Le district de St John’s Wood, au nord-ouest de Londres est un quartier résidentiel plutôt cossu, réputé pour ses espaces verts, ses belles résidences, son calme et son fameux passage piétons d’Abbey Road sur lequel les Beatles s’étaient fait photographier en 1969 pour la couverture de leur album du même nom.

55 ans plus tard c’est pour une raison moins respectable que ce secteur fait parler de lui. Depuis quelques mois en effet, le secteur a été envahi par des toxicomanes accros au crack et par des trafiquants de drogue. Excédés par les dégradations et les actes de délinquance (tags, déjections, voitures endommagées, menaces…), une vingtaine de résidants du quartier a alerté la police.

Diffuser de la musique classique mais…pas trop fort

Plutôt que les rassurer, la réponse des forces de l’ordre, citée par le Sun, a surpris les riverains concernés. Dans leur message, les policiers leur suggèrent de diffuser de la musique classique « comme du Mozart et du Bach » dans les rues car cela « dissuade et prévient les crimes », précisant tout de même de ne pas l’émettre trop fort « car cela pourrait provoquer d’autres problèmes ».

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Une initiative que n’ont pas vraiment apprécié les habitants concernés. Un homme d’affaire a déclaré au Sun : « C’est dingue qu’ils aient pensé que cela résoudrait le problème », tandis qu’une des plaignantes juge cette recommandation « tout simplement stupide ». Un ancien haut gradé de la police a même déclaré qu’il n’avait jamais rien entendu d’aussi « ridicule ». En réponse, les autorités interpelées se sont défaussées en estimant que « le conseil contenu dans l’e-mail envoyé aux résidants dans cette affaire ne reflète pas la politique de la police métropolitaine ».


Philippe Gault

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