84 élèves d’écoles proches de Nancy vont composer le chœur de l’Opéra de Nancy-Lorraine ce mercredi soir pour une représentation unique dans un univers généralement plutôt fréquenté par d’autres générations.
Ils ont de 6 à 10 ans, viennent d’écoles primaires de l’agglomération nancéienne (Jarville-la-Malgrange et Maxéville) et de la petite commune rurale de Tonnoy (700 habitants, à 20 km au sud de Nancy) et ont travaillé depuis six mois, avec les artistes de l’Opéra National de Nancy-Lorraine, pour monter ce projet intitulé ironiquement Nous n’irons pas à l’opéra.
Lors de la répétition générale, les enfants sont arrivés sur scène, une boîte en carton argentée sur la tête pour imiter un téléviseur, marchant comme des robots sous la direction du chef d’orchestre. Avant le grand jour, ce mercredi à 19h, ils ont répété des mois durant avec Guillaume Paire, chef du chœur d’enfants, et la metteuse en scène Suzie Baret-Fabry, pour présenter ce spectacle d’un peu moins d’une heure, avec quelques solos et un vrai chœur, bien entraîné.
« Diffuser l’offre de formation artistique sur les territoires qui ne sont pas forcément proches de l’opéra »
L’œuvre, composée par Julien Joubert, raconte le parcours d’élèves qui doivent visiter virtuellement un opéra. Mais un imprévu technique les en empêche. Leur vient alors l’idée d’y aller en personne, ce que leur maîtresse n’apprécie pas: « Il va falloir que je m’habille ! » .
Finalement, ils s’organisent pour y aller physiquement et montreront qu’ils sont de vrais artistes, tout en vivant une expérience exceptionnelle, et en pensant, à la fin de la représentation, à « venir à l’opéra ».
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« Nous sommes convaincus que l’opéra, c’est pour tout le monde et que la pratique artistique aussi peut être donnée à tout le monde », explique Elise Némoz, directrice de projet citoyen à l’Opéra national de Lorraine.
Le projet a donc vocation à « diffuser l’offre de formation artistique sur les territoires qui ne sont pas forcément proches de l’opéra », selon elle. Il a permis des rencontres entre les élèves, mais aussi entre élèves et artistes, dont une vingtaine leur ont rendu visite à l’école.
Philippe Gault (avec AFP)
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