Covid-19 : Face au variant Omicron, le Met Opera exige une dose de rappel du vaccin pour les musiciens et le public

©Marco Almbauer - Wikimedia Commons

Le Metropolitan Opera va demander, à partir du 17 janvier, que tous son personnel et le public justifient d’avoir reçu une dose de rappel de vaccin contre le Covid-19. Les responsables de la prestigieuse institution new-yorkais souhaitent qu’elle soit à « l’avant garde » de la sécurité sanitaire.

3000 personnes travaillent chaque jour au Met Opera

Alors que les États-Unis, officiellement le pays le plus endeuillé par la pandémie, viennent de dépasser les 800 000 morts du Covid-19, le Metropolitan Opera a annoncé qu’à partir du 17 janvier la dose de rappel sera exigée « pour entrer au Met » (personnel et public) pour les personnes éligibles, c’est-à-dire 6 mois après avoir reçu la deuxième dose de vaccin Pfizer ou de Moderna, et 2 mois après la dose unique de vaccin Johnson & Johnson. « Ceux qui ne sont pas éligibles pourront continuer d’entrer mais devront recevoir leur injection peu de temps après être devenus éligibles », écrit l’institution.

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«Notre population est de loin la plus importante du pays pour une organisation à but non lucratif dans le secteur du spectacle vivant. C’est pourquoi nous devons être à l’avant-garde de la sécurité et de la santé », a expliqué Peter Gelb, le directeur général du Met Opera où quelque 3000 personnes sont employées chaque jour, entre orchestre, administration et équipes techniques.

Depuis sa réouverture fin septembre le Met a accueilli 160 000 spectateurs

L’opéra, localisé au Lincoln Center à Manhattan, avait déjà imposé une vaccination obligatoire, aux équipes et au public, pour sa réouverture le 27 septembre avec la représentation de Fire Shut Up in My Bones du compositeur Terence BlanchardDepuis, 160 000 spectateurs y ont été accueillis lors de 59 représentations. Sa direction assure agir en suivant les recommandations sanitaires préconisées par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), pour anticiper des contaminations plus nombreuses à cause du variant Omicron (3% des cas la semaine dernière aux États-Unis avec une part plus importante dans certains états dont celui de New York).

Philippe Gault (avec AFP)

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