L’activité de l’Opéra National de Paris (ONP) a été fortement perturbée cette semaine. 3 représentations ont dû être annulées ou retardées au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille.
Un important mouvement de grève a affecté plusieurs productions pourtant très attendues cette saison : la soirée de ballets de Jérôme Robbins au Palais Garnier et Cendrillon, l’opéra de Jules Massenet, à l’Opéra Bastille (jusqu’au 16 novembre).
Si la première a été décalée d’une demi-heure, la seconde a purement et simplement été annulée. Jeudi 9 novembre, à Bastille, c’est Turandot de Giacomo Puccini (jusqu’au 29 novembre) qui a été déprogrammé.
À chaque fois le même communiqué publié par la direction de l’ONP : « En raison de la mobilisation de certains de ses salariés dans le cadre d’un mouvement de grève national relatif aux droits des intermittents du spectacle, l’Opéra de Paris n’est pas en mesure de présenter le spectacle prévu, dont la représentation est annulée (ou décalée, ndlr)« . L’ONP propose aux spectateurs, lésés par ces annulations, l’échange des billets pour un autre spectacle de la saison ou le remboursement des places.
Le régime d’assurance chômage des intermittents au coeur des tensions
À l’origine de ces perturbations, un mouvement de grève des intermittents du spectacle (L’Opéra de Paris est un de plus gros employeurs de cette catégorie de personnel). Les revendications des grévistes et de leurs représentants syndicaux portent sur le renégociations entre les partenaires sociaux, depuis le 12 septembre, de leur nouvelle convention d’assurance chômage.
Négociations qui achoppent sur la demande du Medef d’une économie de 15 % sur le régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle.
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Selon les syndicats, notamment Sud (majoritaire à l’ONP), cette mesure aurait un fort impact sur les allocations perçues et le nombre d’heures de travail nécessaires pour faire valoir les droits des personnels concernés à ces allocations, et serait donc « un coup de plus porté à des travailleurs déjà précaires ».
Pour la CGT-Spectacle « Si ces règles étaient mises en place, elles conduiraient à sortir près d’une technicien sur 4 et un artiste sur 2, soit un tiers des intermittents du régime spécifique d’assurance chômage ».
Philippe Gault
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