Céline Dion donne ce samedi le premier de ses 26 concerts à Paris La Défense Arena, rebaptisé « Plenitude Arena ». Souffrant d’une maladie neurologique rare nommée « le syndrome de la personne raide », la chanteuse québécoise avait été contrainte d’annuler sa tournée mondiale en mai 2023. Depuis plusieurs mois déjà, les 16 concerts de cet automne affichent complet. Une effervescence exceptionnelle pour une artiste de légende qui fascine jusqu’au milieu classique, y compris le violoncelliste Gautier Capuçon, qui s’est confié au micro de Radio Classique.
« Je suis fan de Céline Dion depuis tout jeune. Il y a deux artistes, hors du répertoire classique, que j’ai énormément écoutés pendant toute mon enfance : Céline Dion et Jean-Jacques Goldman.
J’ai eu la chance que Jean-Jacques Goldman écrive une chanson pour moi, pour l’un de mes albums. Quant à Céline Dion, je l’écoutais en boucle. J’ai écouté tous ses albums dans mes jeunes années. À 13 ou 14 ans, je faisais les allers-retours entre Chambéry et Paris pour prendre mes cours de violoncelle.
Gautier Capuçon : « la puissance vocale de Céline Dion dépasse le registre de la variété »
Aujourd’hui encore, quand je l’entends, en tant que violoncelliste classique de 45 ans, je ressens la même émotion. Malheureusement, je n’ai pas de place et, pourtant, je peux vous dire que j’ai vraiment essayé de me connecter, parce que je voulais absolument emmener mes filles.
Céline Dion, on la reconnaît dès la première note. Et ça, pour moi, c’est la marque des grands artistes. Sa voix est absolument spectaculaire, avec une puissance vocale qui dépasse, à mes yeux, son seul registre de variété. Pour moi, c’est une immense chanteuse. Je suis donc très triste de ne pas avoir de billet pour ses concerts.
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J’ai aussi été particulièrement touché de la voir chanter sur la tour Eiffel L’Hymne à l’amour, lors des Jeux olympiques. C’est une chanson que j’ai moi-même reprise et souvent jouée. J’ai d’ailleurs tourné un clip tout en haut de la tour Eiffel.
Je serais évidemment plus qu’heureux de pouvoir, un jour, l’accompagner avec mon violoncelle. »
Propos recueillis par Laurie-Anne Toulemont
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