Bernard Haitink dirige l’Orchestre de la Radio Bavaroise

Comme chaque semaine, vivez l’émotion des concerts du dimanche soir sur Radio Classique avec Francis Drésel

Bernard Haitink a su mener sa carrière avec beaucoup de circonspection

Bien qu’ayant fait des débuts fracassants à vingt-sept ans en remplaçant au pied levé Carlo Maria Giulini dans le Requiem de Cherubini à la tête de l’Orchestre du Concertgebouw le 7 novembre 1956, Bernard Haitink a su mener sa carrière avec beaucoup de circonspection. Sa connaissance de l’orchestre, il l’a doit avant tout à sa pratique d’instrumentiste (il intègre à 25 ans l’Orchestre de la Radio Néerlandaise) et à une discipline de fer. Peu expansif au pupitre – sa gestuelle, d’une rare économie, reste un modèle de lisibilité pour les musiciens – Haitink se distingue rapidement au disque (Philips essentiellement) dans le grand répertoire postromantique, dans lequel il est si facile « d’en faire des tonnes », gravant des référence indémodables. Chose rare : il excelle aussi bien dans Bruckner que dans Mahler, dont il est le deuxième chef, après Leonard Bernstein et aux côté de Georg Solti, à se lancer dans une intégrale discographique qui fera date.

Pour fêter les 90 ans du maître, la Radio Bavaroise a récemment publié un coffret hommage de onze disques où l’on retrouve Bernard Haitink à la fois dans son répertoire de prédilection, mais aussi dans les grands oratorios de Joseph Haydn

C’est précisément l’un d’entre eux, La Création (2013), que Francis Drésel nous propose d’entendre ce soir, suivi de la Sixième Symphonie de Bruckner (2017). En complément de programme, les Quatre derniers Lieder de Richard Strauss avec la soprano Gundula Janowitz et l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam (1968).

 

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