Claude Bessy a la réputation d’avoir été une véritable terreur lorsqu’elle a dirigé l’Ecole de danse de l’Opéra national de Paris durant plus de trente ans. Mais parvient-on à la perfection lorsqu’on est « cool » ? La danse classique repose sur une discipline quasi inhumaine qui s’accorde bien mal avec le désir d’épanouissement personnel ou l’envie de se laisser aller.
Claude Bessy, tyrannique et rebelle
Claude Bessy avait une volonté de fer qui lui a permis de surmonter des épreuves difficiles : une tuberculose lorsqu’elle était jeune et un accident de voiture très grave alors qu’elle était devenue danseuse étoile de l’Opéra.
Elle possédait un tempérament rebelle et une spontanéité que l’on a bien sentie au micro. Un fou rire sur scène quand elle faisait encore partie du corps de ballet, une mise à pied de huit jours pour indiscipline… Sa personnalité (sans parler de sa grande beauté) lui a été précieuse en tant qu’interprète, mais aussi lors des moments graves. Un jour, une danseuse étoile a eu, pendant un spectacle, la mâchoire démise parce que son partenaire lui avait donné un malencontreux coup de coude dans un adage. Dans les coulisses, alors que l’on songeait annuler la représentation, la toute jeune Claude Bessy, qui n’avait alors qu’un petit rôle dans la production, s’est approchée de l’étoile et lui a flanqué une claque, qui a remis instantanément la mâchoire de l’infortunée danseuse en place. Une sacrée personnalité, qui n’a pas froid aux yeux.
Voici son programme :
-morceau préféré: RAVEL Daphnis et Chloé (Lever du jour) (Monteux)
– 3 madeleines: Sur un marché persan
Robert LAMOUREUX : Papa, maman, la bonne et moi
tarentelle italienne au choix
– autres morceaux:
– TCHAIKOVSKY Le lac des cygnes n° 10 « Scène » (Gergiev)
MAHLER 2ème symphonie (1er mvt) (Mehta)
Wagner : Walkyrie « Chevauchée des Walkyries » (Jansons)
HONEGGER Le Roi David (Piquemal)
Louis Armstrong « What a beautiful World »
Fantaisie de Bach par Jacques Loussier