Budget : « Les Forces musicales », qui rassemble des orchestres, des opéras et des festivals tire la sonnette d’alarme

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Les Forces musicales, le syndicat qui représente 51 maisons symphoniques et lyriques en France, tire la sonnette d’alarme face aux incertitudes qu’a suscitées l’instabilité gouvernementale depuis l’été dernier. Les coupes budgétaires envisagées menacent la survie de certaines institutions et des centaines d’emploi.

Alors que l’Opéra de Toulon a annoncé la semaine dernière le licenciement des 21 mambres de son chœur et qu’on a appris mercredi la suppression complète des budgets (6 millions d’euros) consacrés à la culture par le département de l’Hérault en 2026, le syndicat qui représente la grande majorité des institutions symphoniques et lyriques françaises fait part de sa grande inquiétude.

Dans un communiqué, intitulé « Pour la permanence de la musique, ici et maintenant ! », Les Forces Musicales rappellent que, depuis plus de 3 ans, les institutions qu’elles représentent « n’ont eu de cesse de composer, d’écouter, de s’adapter, de se réinventer pour préserver leurs forces vives créatives sur les territoires », mais que « désormais, chaque jour qui passe, les conséquences de cette impasse se font sentir avec, d’ores et déjà, des menaces tangibles sur les formations musicales permanentes ».

« C’est une condamnation ferme et sans appel qui tombe »

Le syndicat souligne qu’ « aucune réponse structurante n’est apportée pour fixer une ambition collective pour la culture symphonique, lyrique, chorégraphique dans le pays ». Outre les cas de l’Opéra de Toulon et du département de l’Hérault, Les Forces musicales dénoncent « les coupes budgétaires brutales, qui conduisent Angers-Nantes Opéra et l’Orchestre national des Pays de la Loire, l’Opéra National de Bordeaux et de nombreuses autres institutions dans d’autres régions à voir leurs budgets amputés de centaines de milliers d’euros ».

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Selon une enquête conduite par le syndicat auprès de ses membres, sur le seul réseau des établissements lyriques et symphoniques, « la réduction des financements publics des collectivités locales, connue à ce jour, atteint déjà près de 4 millions d’euros » et déjà près d’une centaine d’emplois à temps plein, ancrés dans les territoires, sont menacés.

Pour Claire Roserot de Melin, présidente des Forces Musicales, « le point de rupture est atteint : c’est une condamnation ferme et sans appel qui tombe (…) Nous avons besoin de réponses, ici et maintenant ! ».

Philippe Gault

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