Affaire Daval : « Je dis à Marlène Schiappa que nous n’avons jamais cautionné les féminicides » Randall Schwerdorffer

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique
Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval
Invité de Guillaume Durand

Affaire Daval : « Je dis à Marlène Schiappa que nous n’avons jamais cautionné les féminicides »

A propos de Jonathann Daval

« Il y a deux problèmes : Qui est Jonathann Daval ? Et qui est Alexia Daval ?»
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« Nous avons tenté d’humaniser au maximum Jonathann Daval en essayant d’expliquer que ce n’était pas justement un pervers machiavélique qui avait organisé les choses mais un homme jeune qui avait été dépassé par une simple querelle entre lui et son épouse, qui a dégénéré. »
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« On sait qu’Alexia avait une certaine violence verbale vis-à-vis de son compagnon. »
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« On ne cherche pas à excuser, on cherche le déclencheur du passage à l’acte. »
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« Pourquoi un homme de 34 ans qui n’a jamais rien fait de mal, qui est reconnu par tout le monde comme doux et gentil, passe à l’acte ?»
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« Le mensonge n’est pas pénal mais il va peser très lourd dans le procès. »
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« Il va être juger par l’opinion publique. Les jurés populaires qui suivent l’affaire depuis le début vont arriver avec des préjugés, on essaye de modifier la conscience collective sur la situation de Jonathann. »
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« Il y a très peu de choses sur les aveux, il y a cette rixe et le passage à l’acte. »
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« On est dans un processus d’aveu et de sortie de déni extrêmement compliqué. »
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« Je suis là pour faire comprendre à une Cour d’Assise pourquoi Jonathann Daval est passé à l’acte, pourquoi a-t-il caché son acte et pourquoi a-t-il menti ?»
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« Un assassin, juridiquement, est quelqu’un qui a prémédité son acte. Ce n’est pas ce qu’on lui reproche. Un meurtrier est quelqu’un qui a l’intention de tuer et ce sera le débat. »
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« C’est le médecin légiste qui sera amené à se prononcer sur le geste qui a occasionné la mort. »

A propos de la garde à vue de Jonathann Daval

« Nous étions dans une garde à vue exceptionnelle. En début de garde à vue, il y a eu une violation du secret de l’instruction. Nous apprenons vers 11h30 qu’il y a effectivement des preuves significatives du dossier contre Jonathann Daval alors que nous ne les connaissons pas. »
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« Je n’attends pas d’une personne qui vient me voir qu’elle me dise la vérité. Ca ne fonctionne pas comme ça. »
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« A partir du moment où l’on a ces preuves accablantes, soit nous sommes réalistes et on essaye d’être efficaces. Soit on est un avocat autiste. »
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« Dès le moment où j’ai connaissance de ces preuves et que je me rends compte qu’elles sont réelles et qu’elles sont confirmées par la gendarmerie, nous devons changer de stratégie de défense pendant la garde à vue. »
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« Il est très important que le mensonge de Jonathann s’arrête à la fin de cette garde à vue et qu’enfin il donne aux parents d’Alexia ce qu’ils attendent depuis le départ : La vérité. »

A propos de la polémique qu’il a lancé suite à ses déclarations

« Chacun y a été de son petit avis dans l’immédiateté, dans l’émotion, sans avoir aucune analyse. On est au début de la garde à vue lorsque que mes confrères s’expriment. »
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« Nous devons s’adapter à quelque chose d’inconnu. »
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« C’est exceptionnel cette hyper médiatisation du dossier. »

A propos de Marlène Schiappa

« L’exécutif ne doit pas s’immiscer dans le pouvoir judiciaire. »
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« Je condamne totalement les propos de Marlène Schiappa. Je dis à Marlène Schiappa que nous n’avons jamais cautionné les féminicides. »
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« Il faut arrêter d’être dans la pensée unique (…) Il n’y a pas que des hommes violents avec leurs femmes, il y a aussi des femmes violentes avec leurs maris. C’est tout ce que nous avons essayé de dire et cela a provoqué un tollé. »