Tugan Sokhiev, chef multicolore dans la ville rose

Lorsqu’il salue, après un concert, Tugan Sokhiev descend de son estrade et se place au coeur de son orchestre, pour bien souligner qu’il est un musicien comme les autres. Lorsqu’il revient, sous les acclamations du public, les membres de l’Orchestre du Capitole de Toulouse restent obstinément sur leur chaise pour contraindre leur leader à saluer seul, et lui rendre ainsi un hommage vibrant.
Voilà un visage nouveau des rapports entre un orchestre et son « chef ». Ce dernier n’est pas « l’ennemi nécessaire », il ne s’impose pas par l’autorité, mais par l’amour. L’amour de la musique, du travail bien fait, le désir commun de bâtir quelque chose de beau et de grand ensemble, une relation basée sur le respect mutuel, la confiance, qui se passe de mots et qui se traduit en actes. Quel beau modèle pour une société !
Voici son programme :

PROKOFIEV Concerto pour violon n°2 (Geneviève
Laurenceau)
3 musiques (classiques ou non) qui rappellent des souvenirs d’enfance :
– Tchaikovsky Nutcracker – danse de la fée dragée
– Mozart Le nozze di Figaro ouverture
– Prokofiev Peter and the wolf
5 à 6 musiques classiques :
– Gabriel Fauré : Pelleas et Melisande Sicilienne
– Tchaikovsky symphony 4
– Mussorgsky-Ravel Pictures at an exhibition
– Brahms Symphony 1 – 4ème mvt
– Mozart Piano concerto 21 Do majeur 2 movement
– Berlioz Symphonie fantastique
« mélodies d’amour » :
– Berlioz damnation de Faust. D’amour, l’ardente flamme, aria of Marguerite