RICHARD STRAUSS, DROIT DANS SES BOÎTES

Deutsche Grammophon et Decca célèbrent le cent cinquantième anniversaire de la naissance du compositeur bavarois Richard Strauss.

Après les coffrets DG et EMI consacrés aux opéras, Decca fête à sa manière le cent cinquantième anniversaire de la naissance du compositeur bavarois en rééditant l’intégrale des enregistrements consacrés aux œuvres symphoniques sous la baguette de Clemens Krauss – du moins ceux réalisés avec le Wiener Philharmoniker entre 1950 et 1954. Des gravures parues anciennement chez Testament (en prime, Salomé avec Christel Goltz, Julius Patzak, Margareta Kenney, Anton Dermota…) et dans lesquelles on retrouve ce chef d’une inventivité prodigieuse et un orchestre qui répond dans l’instant, avec une fantaisie inouïe. Tout est mouvement, élégance aristocratique, avec une captation d’une finesse magnifique. Un " must " de la discographie straussienne qui con­tient un Don Quichotte d’anthologie avec Pierre Fournier ou Une vie de héros avec Willi Boskovsky au violon solo.Autre document historique et non des moindres, les archives Polydor/DG de Richard Strauss dirigeant ses propres œuvres ainsi que Mozart, Beethoven, Gluck, Weber, Wagner et Cornelius. Superbe travail de mastering pour ces archives allant de 1921 à 1941. Le Philharmonique de Berlin, la Staatskapelle de Berlin, l’Orchestre d’État de Bavière sonnent avec une verve, une précision, une souplesse sidérantes. La vivacité des tempos jointe à une certaine objectivité dans l’approche des partitions se révèle étonnamment prophétique. " La musique a tous les droits sauf d’être ennuyeuse " affirmait Strauss. Il en apporte la preuve !