Marlène Schiappa : le gouvernement attend « une contre-proposition » des partenaires sociaux sur l’âge pivot

Marlène Schiappa était l’invitée de Guillaume Durand ce jeudi 12 décembre 2019, à 8h15. Concernant un éventuel désaccord au sein du gouvernement sur la question de l’âge pivot entre le ministre de l’Economie et le Premier ministre, la secrétaire d’Etat déclare : « ils disent la même chose avec des termes différents » 

 

Retraites : Marlène Schiappa souhaite une retour de Laurent Berger dans les discussions

« Le gouvernement n’est pas arc-bouté » assure Marlène Schiappa au lendemain de la présentation du projet de réforme sur les retraites. Elle rappelle que le projet de loi se fera fin janvier et qu' »il reste 1 mois et demi de discussion » . « le 1er ministre est ouvert sur un certain nombre de paramètres » indique-t-elle. Alors que la CFDT a indiqué qu’un ‘ligne rouge avait été franchie’ avec la question de l’âge pivot, la Secrétaire d’Etat à l’Égalité femmes-hommes indique le gouvernement souhaite « poursuivre le dialogue » et espère voir revenir Laurent Berger dans les négociations : « sinon nous allons rester bloqués ». Elle indique par ailleurs que l’exécutif  attend « une contre-proposition » des partenaires sociaux. Elle évoque notamment le critère de pénibilité : « nous avons décidé d’en étendre la définition (…) » 

 

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UBER : Pour Marlène Schiappa, « le pacte de confiance est rompu » 

Pour la Secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, la promesse de sécurité de la compagnie de VTC n’est pas tenue : « Vous avez de très nombreux témoignages de femmes qui font état d’harcèlements, d’agressions et certaines même de viols. (…) Uber n’a pas tenu sa parole : « le pacte de confiance est rompu ». Alors qu’elle reçoit aujourd’hui la direction de Uber France, Marlène Schiappa explique qu’elle « voudrait écouter ce qu’ils vont mettre en place pour que les femmes puissent se déplacer en toute sécurité ». Et d’ajouter :  » Je voudrais qu’on étudie les dysfonctionnements du passé (…) pour renforcer la sécurité ». Parmi ces dysfonctionnements, elle mentionne notamment l’absence de réponse de la plateforme à l’issue de signalements.  Elle précise néanmoins qu’elle n’est pas favorable à une interdiction de l’application.

 

Arthur Barbaresi