Daniel Barenboim dirige l’Orchestre Philharmonique de Berlin (1989)

Grand Concert du dimanche

Capable, à peine sorti de l’adolescence, de donner le corpus des Sonates de Beethoven en concert, Daniel Barenboim est un cas tout à fait unique dans l’histoire de l’interprétation. La musique de chambre et la direction d’orchestre sont des compléments à sa formation qui lui autorisent une vision globale de la musique, dont l’étendue n’en finit pas de surprendre. Comme le précise l’intéressé, « bien qu’ayant joué Mozart dès le tout début de ma vie musicale, Beethoven était à l’époque le compositeur qui m’importait le plus. »

C’est justement dans le Concerto pour piano n° 1 de Ludwig van que Daniel Barenboim s’illustra lors de ce concert berlinois du 12 décembre 1989 en dirigeant du clavier le Philharmonique de Berlin, avant la Septième Symphonie. En complément de programme, Francis Drésel nous propose de le retrouver aux côtés de celle qui fut sa partenaire d’élection et son épouse, la violoncelliste Jacqueline Du Pré, dans le Concerto pour violoncelle n° 1 de Saint-Saëns (Philadelphie, 1971). L’art de Daniel Barenboim-accompagnateur se poursuivra avec le Concerto pour piano de Schumann (soliste : Arturo Benedetti-Michelangeli, Paris, 1984) avant la Sonate pour deux pianos en ré majeur de Mozart jouée en compagnie de la complice Martha Argerich (2014).