Sébastien Spitzer « Victor Hugo, on pourrait le citer sur tous les thèmes »

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Flaubert l’appelait « le vieux lion ». Ses rugissements s’entendent encore à des siècles de distance. Victor Hugo s’est indigné de toutes les injustices. Dans son Dictionnaire amoureux de Victor Hugo, Sébastien Spitzer rend hommage à l’auteur, et nous fait traverser ses livres et ses combats.

 

 

 

EF : Sébastien Spitzer bonjour. Vous êtes journaliste et romancier, et c’est au romancier des romanciers, au poète des poètes, que vous rendez hommage avec un merveilleux Dictionnaire amoureux de Victor Hugo. D’où vous vient cette passion pour Victor Hugo ?

 

SS : D’où me vient ce dictionnaire émerveillé ? Je vous répondrai qu’il a une généalogie.
Il y a d’abord eu toutes les lectures qui m’ont accompagné pendant toutes ces années. Victor Hugo on le découvre jeune, à l’école. Et puis il y a eu récemment des émeutes, des insurrections, presque le début d’une révolution. Souvenez-vous : avant le confinement, Paris était sens dessus-dessous. Les ronds-points étaient occupés et la fièvre des Gilets jaunes éclatait un petit peu partout aux quatre coins de la France, cette fièvre « obsidionale » comme dit Hugo. A l’époque sort un film sur les écrans qui s’intitule « Les Misérables » de Ladj Ly, un film qui raconte l’histoire d’une banlieue qui va prendre feu à cause d’une bavure policière. A la fin de ce film, qui m’avait saisi – le titre m’avait déjà mis sur la voie – je lis cette phrase avant le générique de fin « Il n’y a pas de mauvais homme, il n’y a pas de mauvaise graine, il n’y a que des mauvais cultivateurs ». Signé Victor Hugo. Je donne un coup de coude à ma fille en lui disant « Voilà ! Ça c’est l’homme que j’aime, c’est Victor Hugo » ! Il a saisi le mouvement, il a saisi l’événement, cette nébuleuse impalpable qu’est ce soulèvement qu’il est d’ailleurs difficile de s’expliquer parce qu’on ne sait pas d’où vient le mal ! Pourquoi cela s’est produit ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi cette colère… ? En voyant ce film avec cette phrase, je me suis dit que Victor Hugo avait l’art de mettre de la lumière dans les ténèbres. L’art de mettre des mots sur ce qui échappe à la pensée. Quand on dit qu’une bonne idée vient résonner en nous, ça s’écrit avec un accent aigu. Mais Hugo vient la raisonner, ça s’écrit RAI comme la Raison, c’est à dire qu’il lui donne du sens. Il donne du sens à ce qui a priori n’en a pas. C’est ça qui fait sa force.
Donc pour résumer, en 2019 je vois ce film « Les Misérables », puis peu après je vois « Joker » avec Joaquin Phoenix. Or « Joker », c’est aussi inspiré de Victor Hugo ! Le créateur du personnage de Joker (qui est l’antagoniste de Batman), sortait du cinéma dans les années 1920 – 1930, après avoir vu un film réalisé par Paul Leni intitulé « L’homme qui rit ». Un film inspiré du grand roman éponyme de Victor Hugo.
L’histoire de cet enfant, Gwynplaine, auquel on a fendu les lèvres de part et d’autre et qui rit malgré lui tout le temps à cause de ce rictus, va inspirer ce créateur qui donnera naissance au Joker et qui ressortira encore au cinéma en 2019 ! Nouveau coup de coude à ma fille ! Je lui répète que ça, c’est encore inspiré de Victor Hugo. Il y a chez Victor Hugo ce talent extrême et fabuleux de donner le début d’une explication à cette colère. De capter ce moment où on ne comprend plus ce qui se passe, où c’est nébuleux, sombre, perturbant, où ça fout les jetons.
Je suis donc allé chercher chez Victor Hugo un peu de sens face à cette ville sens dessus-dessous. Je suis allé chercher chez Hugo la beauté des mots, le génie de la formule. Moi qui suis romancier, j’écris tous les jours au diapason de Victor Hugo : je relis ses poésies, ses romans, ses recueils… (Un recueil de poème, voilà d’ailleurs encore un mot qui a du sens puisqu’on s’y recueille…) C’est chez Victor Hugo que je viens puiser ce qui me permet de comprendre le monde dans lequel j’existe.

 

EF : Vous citez Flaubert qui le surnommait « le vieux lion ». Un lion dont « le rugissement s’étend à des siècles de distance ». Il a été l’homme de toutes les révoltes, de tous les combats : il a pris parti pour les femmes, pour les enfants, il a combattu pour la fin de la misère pour l’abolition de la peine de mort… c’est le défenseur de tous les déshérités de ce monde.

 

Le défenseur des déshérités, oui absolument, et des libertés. De tous ceux qui ont été ou qui sont écrasés ; tous ceux qu’on a dominé d’une manière ou d’une autre. Victor Hugo va se battre contre le travail des enfants à l’usine et va trouver un adversaire face à lui sur sa route qui s’appelle Thénard (le baron Louis Jacques Thénard) qui a bel et bien existé. Thénard était Président de la Société d’Encouragement à l’Industrie Nationale, il était Pair de France, il a été député, et il s’opposait à la limitation du travail des enfants à l’usine.
Et Victor Hugo écrit :
Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu’on voit cheminer seules ?
Ils s’en vont travailler quinze heures

 

EF  : … sous des meules

 

SS : Et voilà, vous aussi vous connaissez ce passage par cœur ! Hugo fait partie de votre substrat ! Si aujourd’hui on peut parler d’un esprit français, si aujourd’hui on peut parler du génie national, c’est bien parce qu’il est là. C’est bien parce qu’il y a des auteurs qui sont venus pétrir notre pensée, qui sont venus féconder notre réflexion et qui, aujourd’hui, nous donnent à penser le monde, nous donnent des outils, nous donnent des manières, nous donnent des biais parfois… pour nous interroger sur le monde dans lequel nous vivons.
Hugo, on se retrouve autour de lui, autour de quelques poèmes et autour des combats qu’il a menés comme vous le disiez tout à l’heure pour les enfants, pour la femme… Save-vous qu’il s’est battu pour l’égalité homme-femme ? Hugo certes c’est l’homme du polyamour : Hugo et ses maîtresses – l’histoire est bien connue ! Hugo a aimé Juliette Drouet, il était pourtant marié. Hugo a adoré Léonie d’Aunet pourtant il était marié et elle aussi… Et pourtant, Hugo, à la fin de sa vie, va être le premier Président honoraire de la Ligue des Droits de la Femme. Ça c’est moins connu ! Il a incarné ces auteurs qui ont défendu la condition des femmes. N’oublions jamais qu’il a écrit des textes, des discours très importants sur ce thème :
On dit que l’esclavage a disparu de la civilisation européenne. C’est une erreur. Il existe toujours. Mais il ne pèse plus que sur la femme (…) – 1862
N’oublions jamais que c’est Hugo qui a créé l’histoire de Fantine, l’histoire de Cosette et tant d’autres. Il porte très haut l’image de la femme et a milité pour l’égalité, pour le suffrage universel. Vous rendez-vous compte que pendant des décennies on a parlé de suffrage universel mais qu’en fait ce suffrage n’était universel que pour la moitié de la population ? Universel dans quel sens ? Pas pour les femmes en tout cas. Hugo a plaidé pour elles.

 

EF : Beaucoup d’entrées de votre dictionnaire tournent autour de la question de la pénalité : on voit que ça a été le grand combat de la vie de Victor Hugo, peut-être même au-delà de tous les autres. La peine de mort, le bagne, l’enfermement… la façon dont on pouvait punir et pardonner, ça l’a obsédé ?

 

SS : Il avait une conception très forte de la faute. Hugo dans « Les Misérables » écrit que ce n’est pas le coupable qu’il faudrait punir, c’est celui qui maintient l’ombre, qui maintient la société dans l’ombre. C’est lui qu’il faut d’abord punir, pas celui qui commet une faute. C’est celui qui, au lieu d’ouvrir des écoles, ouvre des prisons. On connaît la formule de Victor Hugo « Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ». Bien sûr.
L’homme bon au contraire, est celui qui va éclairer nos consciences. Celui qui va nous guider pour éviter qu’on commette d’autres fautes. Dans « Les Misérables », Jean Valjean est l’image du bagnard qui a commis une faute, qui porte sa croix au début du roman. Je me suis s’interrogé sur le mot Jean Valjean et j’ai eu une épiphanie, une révélation. Il y a quelques temps en écrivant ce dictionnaire, j’écrivais le mot « Valjean » et je voyais le mot « évangile ». C’est quasiment une anagramme du mot évangile. Jean Valjean, c’est l’histoire d’une rédemption, l’histoire d’un puni, l’histoire d’un bagnard, l’histoire d’un banni qui va trouver son chemin. Et en trouvant son chemin, celui de la vérité, de la justice et de l’amour, il va sauver ceux qui sont à côté de lui.

 

EF : Et c’est d’ailleurs un homme d’Église qui lui tend la main et qui est l’artisan de sa rédemption aussi.

 

SS : Monseigneur Bienvenu, évêque de Digne. Bienvenu…Tous les mots ont une importance chez Hugo.

 

EF : Victor Hugo va toujours puiser dans l’ombre, la fange, la profondeur, les bas-fonds. C’est vraiment le terreau de son œuvre finalement ?

 

SS : Ses héros viennent des bas-fonds, ils viennent de prison, de l’ombre. Ses héros sont Jean Valjean qui vient du bagne, ce sont Gwynplaine qui a été emprisonné et qui vit dans les bas-fonds de Londres. Ses héros sont ces personnages qu’on a bannis, exclus, punis, dont on n’a plus voulu entendre parler, et qui finalement vont nous parler, vont s’adresser à nous et vont nous apprendre tant et tant.
On pourrait citer Victor Hugo sur tous les thèmes, il a des aphorismes très forts, c’est l’une des raisons pour lesquelles je me suis penché sur lui parce que c’est le maître de la punchline, c’est le roi de la formule ! De la formule qui est pétrie de sens, qui parle encore et encore. A chaque fois c’est sur l’ombre et la lumière. Toutes ces phrases vont d’un extrême à l’autre, un peu comme Paul Valéry qui lui aussi était très fort en aphorismes. Paul Valéry disait en gros qu’on fait les révolutions par les extrêmes et qu’ensuite on gère les situations par le milieu. Hugo lui, va faire ses révolutions par les extrêmes, tirer des personnages des extrêmes, pour ensuite essayer d’ajuster la société vers un peu plus de justice.
Pendant la crise des Gilets jaunes, me revenait une phrase d’Hugo s’adressant aux députés dans son fameux discours sur la misère : Messieurs, vous avez créé des abîmes, vous avez créé des lois contre l’anarchie. Eh bien, maintenant, créez des lois contre la misère. Parce que c’est la misère qui creuse les abîmes. Et c’est au fond de ces abîmes que va naître l’anarchie.
Hugo renversait tout, il renversait l’ordre des choses finalement pour qu’on les remette dans le bon sens.

 

 

EF : Hugo aimait se définir comme un prophète.

 

Oui, simplement, le prophète a été puni. C’est-à-dire qu’il a dû connaître un long exil, une longue période sur les îles anglo-normandes quand il était banni. Il a néanmoins utilisé cette période de bannissement pour aller chercher le meilleur de lui-même, pour donner le meilleur de lui-même, et puiser dans sa propre expérience. Il a d’ailleurs une phrase à ce sujet : celui qui était exclu, celui dont on ne voulait plus et qui va finalement être nécessaire. Quand il revient en 1970, après la défaite de Sedan et la fin du Second Empire, il est acclamé par des foules tout le long du chemin jusqu’à Paris ! Et à Paris, c’est la Commune, il revient juste après la Semaine sanglante en disant que la Commune était « une bonne chose mal faite ». Il va redonner du sens à tout ça. Et la grandeur de Victor Hugo est arrivée à ce moment-là. Après le Second Empire, la IIIème République naissante se cherchait des modèles, des piliers. Lui, est devenu la référence ultime, celui qui allait donner du sens au mot de République, ce jeune système qui cherchait encore ses bases, qui était très fragile.

 

EF : Il part donc en exil, d’abord à Jersey, puis à Guernesey parce qu’il refuse de plier l’échine devant celui qu’il appelle « Napoléon Le Petit ». Qu’est-ce qu’incarne aux yeux d’Hugo Napoléon Le Petit ? L’industrialisation, le capitalisme, les bourgeois… ?

 

SS : Ce qui est fou, c’est que Victor Hugo était ami avec le Prince Louis Bonaparte. Avant son coup d’État, Louis Bonaparte allait rendre visite à Victor Hugo, chez lui rue de La Tour-d’Auvergne. Il se déplaçait pour bavarder avec lui, ils étaient assez proches. Mais Hugo a été outré par le coup d’État, par le coup de force, par le viol de la loi, de la Constitution plus exactement qu’a opéré le futur Napoléon III, et il a gardé une dent contre lui depuis. A partir de là, tout ce que Napoléon III a pu faire à ses yeux était haïssable. Pourtant, du Second Empire, on garde des choses très positives aujourd’hui : c’était une période d’industrialisation, certes, mais de construction importante de voies ferrées, de réseaux routiers… On doit beaucoup de choses à Napoléon III, mais aux yeux de Victor Hugo, c’était le mal incarné, c’était Le Petit, Le Tyran, celui qu’il honnissait absolument.
Effectivement, Napoléon III va incarner l’homme de l’argent, de la bourgeoisie, de l’industrialisation, et des compromissions. Victor Hugo détestait les juges, et il avait un problème avec le clergé. Il n’a pas supporté l’idée que les hauts magistrats valident le coup d’Etat de Napoléon III, il n’a pas supporté le fait que dans les églises on prononce des Te Deum en l’honneur de Napoléon III. Donc tout ce que Hugo va faire de lui c’est le décrier en l’appelant « Le Petit ». Ce qui est complètement fou aujourd’hui, c’est que quand on parle de Napoléon III, la première formule qui nous vient à l’esprit c’est celle de Victor Hugo : « Napoléon Le Petit ». C’est dire quand même si une étiquette négative vous colle à la peau et colle à l’Histoire si elle est bien sentie et bien formulée.

 

 

EF : L’Histoire justement est au cœur des romans de Victor Hugo, c’est un point commun avec vous d’ailleurs et avec votre œuvre de romancier. Il ne cesse de l’interroger.

 

SS : Il l’interroge, il la visite en esprit et physiquement. Par exemple quand il finit l’écriture des Misérables, il veut se rendre à Waterloo, il se rend sur le champ de bataille pour être ce promeneur, ce curieux qui va arpenter ce qui reste de ce champ de bataille, ces vestiges de l’histoire. L’anecdote est d’ailleurs assez amusante parce qu’il va à l’Hôtel des Colonnes (sur place) et sera suivi par Baudelaire un peu plus tard qui insistera pour occuper la même chambre de Victor Hugo !

 

EF : Vous parlez d’ailleurs de la relation très complexe qui unit Charles Baudelaire et Victor Hugo : admiration de façade de Baudelaire et qui derrière est assez infect dans les mots qu’il emploie à l’égard du grand homme, alors qu’il lui fait des courbettes devant lui !

 

SS : Oui c’est incroyable ! Pour écrire ce Dictionnaire amoureux j’ai eu beaucoup de chance : à la maison de Victor Hugo, Place des Vosges, on m’a laissé une petite place dans sa bibliothèque là-haut. Et un jour, je dis à l’une des documentalistes que travaille sur Baudelaire qu’il faut que j’écrive une entrée sur Baudelaire. Elle s’écrie : « Ah Sébastien il faut que tu lises ça ! » et elle me sort des lettres manuscrites de Baudelaire. Au début j’ai un petit peu de mal à les décrypter, cette écriture est particulière, et ensuite je comprends ! Baudelaire écrit à sa mère (peu ou prou) « Maman, hier je suis allé dîner chez Madame Hugo. Il y avait ses fils… Si j’avais eu des enfants aussi bêtes, une femme aussi bête, si j’avais été le père de ces enfants-là je les aurais tués moi-même ! ». C’est écrit noir sur blanc, c’est signé Baudelaire ! Disons que c’est la part d’ombre de ce génie…

 

 

EF : Parmi les trésors qu’il y a justement dans la maison Victor Hugo, il y a les dessins. Parce que Hugo évidemment c’est un auteur mais c’est aussi un dessinateur : 3000 dessins je crois ! Des lavis, des fusains… et vous dîtes que ce n’est pas du tout anodin ces dessins, c’est presque la part de l’inconscient d’Hugo qu’on y voit.

 

SS : Ah oui. Ces dessins c’est le geste, c’est la tâche qui prend sens, ce sont quelques gouttes d’encre ou de lavis qui en s’étalant commencent à dessiner quelque chose. C’est de l’inconscient au bout de la plume, au bout du pinceau. Après, ce ne sont pas que des dessins abstraits, ils ont des formes très précises, ils veulent dire quelque chose puisqu’ensuite Victor Hugo va préciser le trait mais il a effectivement une œuvre de dessinateur qui est très intéressante, et qu’on peut voir à la maison Victor Hugo (Place des Vosges), qu’on peut voir aussi à sa maison de Guernesey. Il a des dessins passionnants oui.

 

EF : Je voudrais que vous reveniez sur son enfance. Victor Hugo a eu une enfance difficile : il est balloté, ses parents ont divorcé… C’est quelque chose qui va lui peser toute sa vie ?

 

SS : Rendez-vous compte, en fait il a eu une enfance et une vie tellement moderne ! Victor Hugo est né quand son siècle avait 2 ans, 1802. Ses parents se sont séparés parce qu’ils ne se supportaient plus, ils n’arrivaient plus à vivre ensemble et ils ont fini par divorcer. Au début du XIXème siècle c’est quand même assez rare d’être un enfant de divorcés ! Il va être balloté de l’un à l’autre, et puis sa mère aime un homme qu’elle cache au fond de ce jardin des Feuillantines, au fond de cette chapelle, qui s’appelle La Horie. Ce La Horie est un royaliste, opposé donc à Napoléon puisqu’à l’époque (1802, 1805, 1810, 1815…) on est juste avant la Restauration. Son père vit avec une autre femme aussi. Donc cet enfant qui voit sa famille éclatée, ses parents opposés, moi je trouve ça extrêmement moderne, il n’y en avait pas beaucoup à l’époque.

 

 

 

 

 

 

Le Dictionnaire amoureux de Victor Hugo, publié chez Plon par Sébastien Spitzer.

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