Ils sont 120, venus de toutes les radios confondues à avoir accepté de raconter leur amour pour leur média. Journalistes, animateurs, intervieweurs, DJ, programmateurs, voix qui accompagnent notre quotidien depuis parfois de longues années…tous ont répondu à l’appel de Franck Lanoux pour bâtir un Dictionnaire amoureux de la radio passionné et passionnant.
Elodie Fondacci s’est entretenue avec Frank Lanoux.
EF : Frank Lanoux bonjour. Vous êtes ce qu’on peut appeler un homme de radio : 40 ans de métier, 40 ans de radio avec RFM, NRJ, Europe 2 et bien sûr RMC que vous avez contribué à hisser au sommet ! C’est fort de cette expérience que vous publiez chez PLON un « Dictionnaire amoureux de la Radio ».
On ne le dira jamais assez mais la radio c’est un travail d’équipe, l’animateur représente seulement la partie immergée de l’iceberg, mais derrière c’est toute une fourmilière qui s’active. Et vous avez joué ce jeu-là en faisant appel à une centaine de personnalités de la radio pour construire ce dictionnaire amoureux.
FL : Oui, c’était mon idée, parce que cette collection chez Plon est magnifique, elle existe depuis des années et je crois qu’ils ont quasiment tout fait. Ils ont récemment sorti le Dictionnaire amoureux du Mauvais goût et de la Bêtise, il était donc temps que la radio trouve dans cette collection sa juste place.
Je suis arrivé avec cette idée de faire un ouvrage collectif, c’est à dire qu’à l’inverse de la collection ce n’est pas UNE personnalité qui écrit l’intégralité du dictionnaire mais c’est une multitude, à peu près 120 personnalités que j’ai été chercher une par une et chacun écrit un mot du dictionnaire. C’est donc un ouvrage collectif qui raconte, qui décrypte cet univers merveilleux qu’est la radio.
EF : Ils viennent d’Europe 1, de NRJ, de Radio Classique, de Radio France… des radios qui sont parfois concurrentes, et pourtant, le sentiment qu’on a quand on lit le livre c’est qu’ils appartiennent tous à une même famille.
FL : C’est sûr que c’est un métier qui repose sur une espèce d’artisanat avec une dimension humaine très importante. Tous les gens qui font de la télévision vous revendent le plaisir qu’ils ont à faire de la radio et ce n’est pas par hasard si j’ai eu assez de facilité à diriger ce Dictionnaire amoureux. Je pense aussi que ces personnalités ont eu confiance en moi et en la collection.
On a mis un peu moins de 6 mois pour réunir ces personnalités et les faire écrire, et je pense que le métier – l’attachement qu’ils ont à ce métier – est un élément majeur qui m’a permis quelque part de réunir cette « dream team » magnifique assez facilement.
EF : Ce qui fait la force de la radio c’est qu’il n’y a pas d’images, ça paraît être une banalité mais ils sont nombreux à le dire : l’invisibilité.
FL : C’est sûrement le point fort. Je regrette toujours ceux qui oublient ça, comme ceux qui veulent mélanger un petit peu tous les médias même si en effet on est à l’époque de la convergence, donc on doit être capable de faire en même temps de l’image, du son, du digital, voire de la presse… En fin de compte ce qui m’intéresse dans cette démarche c’est peut-être d’avoir réussi à prouver que chaque média a sa spécificité, et que peut être le plus fort pour la radio c’est cette absence d’image.
C’est cette facilité qu’on a à produire et à consommer la radio, et cette facilité-là elle vous offre un champ des possibles inouï et sans fin. C’est un appel à la créativité qui n’est pas toujours facile à mener en télévision parfois en presse alors qu’en radio c’est extrêmement facile. Et donc cette absence d’image elle vous provoque cette facilité, il faut en profiter il faut en jouir, il faut se lancer, il faut se tromper, reprendre, inventer… c’est ça qui est génial avec la radio ! Cette absence d’image est une force extraordinaire pour elle. Elle doit absolument préserver cet avantage qu’est ce manque.
EF : La radio filmée c’est la télévision du pauvre finalement ?
FL : C’est curieux parce que moi j’en ai été l’artisan parfois… J’avais l’impression d’essayer de faire en même temps de la radio et de la télévision, ce qui est possible sur certains exercices mais pas sur tous !
La radio a des vertus précisément parce qu’il n’y a pas d’images : parce qu’il n’y a pas de visage, parce qu’il y a une liberté totale, une espèce de façon de se décomplexifier totalement, librement, et ça c’est la force que ne donne pas l’image. L’image restreint beaucoup de choses : un visage, un costume, un décor va attirer l’œil parfois plus que ce que vous êtes en train d’entendre. Certains présentateurs de télévision disent en permanence qu’ils sont accostés parce qu’on leur parle de leur cravate ou de leurs costumes et moins de ce qu’ils ont raconté.
A la radio il n’y a pas le choix, tout passe par la voix. Tout passe par cette présence invisible. C’est ça qui est fort avec la radio et il faut surtout le préserver. On peut de temps en temps mettre des caméras et faire en sorte que le spectacle radiophonique puisse se transformer en spectacle télévisuel mais ce n’est certainement pas une règle. Il ne faut pas transformer ce qui peut être vécu comme un stratagème parfois en stratégie définitive, c’est une erreur.
EF : Orson Welles, qui est cité par l’un des nombreux amoureux participants à ce dictionnaire, disait qu’à la radio « l’écran est plus grand qu’au cinéma ». Ça fait place à l’imaginaire alors ?
FL : Oui mais chaque art et chaque mode d’expression a ses avantages bien évidemment. Ce n’est pas l’un contre l’autre. Moi ce que j’essaie de dire c’est qu’en effet cette radio elle a cette faculté de travailler beaucoup plus notre imagination, comme un livre quelque part – un livre sans image, je ne parle pas de bandes dessinées ou de livres de photos. Le livre a cette faculté de vous faire créer vos propres images, de vous inventer tout seul un petit monde uniquement en lisant.
C’est pareil pour la radio, elle vous ouvre à un univers sans fin. C’est une vraie dimension humaine puisqu’elle touche à votre intimité. C’est ça qu’il est important de préserver.
Il est clair qu’on subit tous une espèce de diktat de l’image qui aurait tendance à vouloir s’imposer de façon unilatérale, ce qui est forcément une erreur : on écoute la musique sans images, on lit un livre sans image… on doit pouvoir écouter la radio sans image.
EF : Vous venez de prononcer le mot « intimité » et je crois que c’est celui qui ressort le plus souvent dans ce livre. La radio c’est le média de l’intime, on finit par avoir l’impression en tant qu’animateur de faire la radio pour quelqu’un, et chaque auditeur a l’impression d’avoir la radio pour soi, comme si on l’avait faite pour lui.
FL : C’est une règle, c’est un truc qu’on peut vous apprendre. Christian Morin qu’on connaît bien ici m’a dit que lui, quand on lui apprenait à faire de la radio, on lui demandait de regarder le micro parce qu’en regardant le micro il ne regardait qu’une personne. Et en effet, de l’autre côté de la radio, chacun prend ça pour soi. C’est un truc, il y en a d’autres par exemple qui mettent la photo de leur mère dans le studio. Chacun a sa technique pour garder cette impression de parler à quelqu’un et non pas à une foule immense et anonyme. C’est une bonne façon de produire de la bonne radio.
EF : La radio on l’écoute, mais elle NOUS écoute et ça c’est très particulier ! Il y a une réciprocité dans ce média : on peut avoir la parole et on peut laisser la parole aux auditeurs. Plusieurs entrées de votre dictionnaire font référence à ces émissions qui font appel à l’intime et à la confidence.
FL : Tout est possible à la radio, c’est ça qui est formidable ! Maintenant on parle de radio en tant que terme générique, notamment avec la sortie de ce dictionnaire amoureux, mais il n’empêche que tout est possible : la parole, la musique, l’échange… on peut tout faire en radio, c’est un champ de créativité infini.
Et c’est sûr qu’il y a cette voix de retour, cette capacité d’utiliser les auditeurs pour vous aider à alimenter votre émission, pour échanger, voire pour donner parfois des conseils ou faire remonter ces bonnes idées. Tout ça c’est possible en radio. Et c’est vrai que cette voix un peu interactive prouve que la radio – historiquement, depuis l’invention du transistor qui remonte aux années 50 – a quasiment toutes les qualités du digital avant même l’invention du digital. C’est ça qui est très fort avec la radio, c’est cette dématérialisation, cette gratuité, cette façon d’être, interactif d’avoir une multitude d’offres… C’est exactement les vertus qu’on a aujourd’hui grâce au digital, et la radio elle les a déjà depuis 70 ans.
EF : Est-ce que la radio a un avenir par rapport à la concurrence du digital ? On la sait un peu en perte de vitesse au niveau des audiences avec la concurrence du podcast, du streaming…
Comme les habitudes d’écoute changent, pensez-vous que la radio soit menacée ?
FL : Non, je pense sérieusement que la radio n’est pas une technologie dépassée. Autrefois c’était le meuble dans le salon, le transistor, la FM… maintenant le digital, les voix de retour… Aujourd’hui vous avez les capacités d’écouter la radio de façon délinéarisée. Tout ça c’est de la radio, et la technologie nous entraîne dans de nouveaux territoires.
Aujourd’hui tous les Français ont un transistor dans la poche ce qui n’était pas le cas avant. Avant vous étiez contraint d’écouter la radio dans la salle de bain, dans la cuisine ou dans la voiture, c’étaient les trois grands territoires d’écoute de la radio. Aujourd’hui vous pouvez écouter la radio partout, tout le temps, comme vous voulez, en direct ou en différé. Il y a un champ des possibles qui s’est ouvert grâce au digital. En plus ça vous dédouane des rendez-vous à l’antenne que vous ne voulez pas manquer ! Donc il y a moins de contraintes.
C’est sûr que la manière de rythmer votre vie comme la radio seule était capable de le faire avant est un petit peu concurrencée aujourd’hui par les réseaux sociaux et par le smartphone. Il faut partager ce territoire de la compagnie en direct, la radio c’était votre seul compagnon direct. Il faut en tirer un avantage et je ne vois pas comment on pourrait d’un seul coup considérer que le digital va tuer la radio.
La radio, elle doit en effet aujourd’hui partager son territoire, c’est un fait, c’est la technologie, et il faut donc en profiter. Elle en profite déjà.
EF : Je vais citer Pierre Bellanger, président et fondateur du groupe Skyrock. Il dit « Les services de morceaux en streaming tentent de se différencier et entre eux par des listes, puis par des podcasts, puis par des podcasts avec des personnalités en direct… voilà, ils ont réinventé la radio ! Le futur du streaming, c’est la radio. La radio est son propre futur. » Êtes-vous d’accord avec ça ?
FL : Bien sûr ! Parce que la radio c’est une facilité, c’est une prolongation de ce qu’il y a de plus humain. Il n’y a aucune raison qu’elle disparaisse et je pense qu’il faut être très optimiste par rapport à ça. Elle se transforme c’est sûr mais elle s’est toujours transformée. La radio avant c’était un rendez-vous du soir en famille autour d’un meuble. Aujourd’hui ça n’a plus rien à voir et pourtant elle existe toujours. Il y a des virages successifs, des révolutions successives qu’il faut savoir accompagner et suivre, et celle qui est décrite par Pierre Bellanger est réelle et sérieuse en effet. C’est une autre façon de faire de la radio mais le fait de dialoguer, d’échanger aussi simplement que possible comme est capable de le faire la radio et aucun autre média, ça ne peut que perdurer.
EF : Parlons de la radio comme média d’information. C’est le média dans lequel les Français ont le plus confiance.
FL : C’est intéressant comme idée, parce qu’en effet ça prouve cette relation intime. La radio d’abord ils la choisissent peut-être un peu plus que d’autres médias, comme elle vous accompagne, elle vous habite… c’est un compagnon au sens vraiment littéral du terme. Et donc bien évidemment, comme on choisit ses amis, la confiance doit être présente.
Vous avez ces voix en qui vous avez confiance, et puis quelque part ça transparaît dans la relation que vous avez avec le média. La radio c’est le seul média que les Français sont capables de dire « aimer », on peut dire « j’aime la radio ». On ne dira pas « j’aime la presse » ou « j’aime la télévision », on peut aimer telle émission, tel présentateur, tel quotidien, tel magazine… mais les Français sont capables de dire globalement qu’ils AIMENT ce média. Ça prouve l’attachement et la confiance qu’ils ont dans ce média.
EF : Vous disiez tout à l’heure que les gens de télévision préféraient la radio.
FL : Oui parce qu’ils ont une plus grande liberté : ils sont tous seuls, ils ont une idée qui leur traversent la tête et sont capables – comme nous sommes en train de faire tous les deux – de la transmettre, ce qui est un lieu de puissance extraordinaire. En télévision, vous avez tout de suite une espèce d’armada, c’est une industrie. La radio à côté c’est de l’artisanat, vous êtes plus libre. Cette absence d’images vous permet d’arriver en permutation, si besoin sans vous raser même ! Alors qu’à la télévision vous passez beaucoup de temps pour régler un nœud de cravate ou un brushing. En effet, il y a une liberté, une capacité de prise de décision en direct qui est très forte à la radio, beaucoup plus qu’à la télévision où tout est préparé, écrit, conditionné voire tout enregistré. Ce qui n’est pas le cas de la radio.
EF : Elle a d’ailleurs eu cet avantage qualitatif de la rapidité, de l’immédiateté par rapport à la télévision ! Notamment sur les news : en mai 68 on était tout de suite sur le terrain grâce à la radio, sans elle ça n’aurait plus été mai 68. A la télévision il aurait fallu s’installer, faire venir les caméras, la régie… alors que le reporter sur le terrain peut prendre son téléphone et on est tout de suite dedans !
FL : Oui mais même avec le digital ! Parce qu’à la radio, lorsqu’une information tombe maintenant, on est capable de la transmettre tout de suite, de la commenter et de faire remonter cette information en direct. Dans le digital il faut saisir, puis mettre en ligne… il y a une perte de temps matérielle, ce qui est normal puisqu’il y a une image à gérer. La radio a cette vélocité, cette dextérité extrême de pouvoir jouer en direct, et ce sont des valeurs qu’il faut savoir conserver. Ce sont les vrais ressorts de la radio de demain.
EF : Alors on parle de radio de demain mais je voudrais parler de la radio d’hier. Ce Dictionnaire amoureux a une véritable histoire par petites bribes de ce qu’a été la radio et notamment de l’effervescence des années 70, de l’émergence des radios libres, des débuts d’Europe 1, de RTL… Il y a quelque chose d’assez fascinant : on a l’impression que tout était possible, que finalement tous ceux qui avaient envie de faire de la radio à vingt ans pouvaient rentrer quelque part, demander d’essayer et on leur laissait carte blanche. Ça donne un peu cette impression. Est-ce que c’était comme ça ?
FL : C’est la facilité des choses. Vous avez évoqué plusieurs périodes. C’est sûr que la concurrence qu’il y avait entre RTL et Europe 1 – et à moindre mesure France Inter dans les années 60 / 70 – elle n’était que parisienne. Par contre elle était très forte parce qu’il y avait des audiences qui avoisinaient les 30%. Bien évidemment quand vous parlez et que vous savez que vous vous adressez à un français sur trois le poids est considérable. Il y a eu une émulation énorme avec le développement du transistor et le développement des autoradios.
Après, la FM c’est une décision politique. C’est l’élection de François Mitterrand qui a fait qu’on a libéré la bande FM. Il y a eu alors un foisonnement énorme de ce métier qui n’était réservé qu’à quelques entreprises parisiennes. C’est devenu une faculté nationale, c’est à dire que n’importe quel patron de discothèque pouvait mettre un râteau sur le toit, transformer son activité de DJ en animation et faire une émission de radio ! Là c’est un métier qui a totalement explosé et j’en suis un acteur – je ne dirais pas une victime mais plutôt un bénéficiaire heureux – de ces années-là, parce que ces métiers qui appartenaient à des équipes essentiellement parisiennes est devenu un métier s’exerçant aux quatre coins du pays, avec une multitude d’activités et de formats.
C’était spectaculaire à l’époque, c’était joyeux parce qu’en même temps ça accompagnait souvent des activités locales importantes : des associations, des représentants locaux… Il y avait vraiment une émulation énorme, on trouvait la facilité de faire la radio de façon très naturelle, très spontanée partout en France. Et c’est sûr que rétrospectivement, c’est une époque joyeuse et extraordinaire.
EF : Comment avez-vous distribué vos entrées entre tous vos contributeurs ?
FL : J’avais parallèlement deux listes. La première était une liste des mots, puisque quand vous écrivez un Dictionnaire amoureux vous avez envie d’embrasser complètement votre sujet, ce qui est très ambitieux. A l’évidence, vous devez à la fin avoir un objet qui soit complet. J’avais donc des registres avec des personnages, des noms d’émission, des exercices d’interview, des journaux… j’avais aussi des valeurs très fortes. Et puis après j’avais un peu de « fourre-tout », des mots qui m’arrivaient dans tous les sens.
De l’autre côté, j’appelais des personnalités pour échanger avec elles, pour les rencontrer et pour voir ensemble quels mots étaient les plus appropriés. Il y en a pour lesquels j’étais très ciblé, en général j’arrivais à les conserver et certaines personnalités me disaient spontanément le mot qu’elles voulaient. Si ça collait, si ça rentrait quelque part dans mon dictionnaire et bien nous validions ensemble le mot. Je les ai ensuite laissés écrire librement leurs définition.
EF : Vous vous êtes réservé certains mots ?
FL : Oui, parce que je ne voulais pas passer uniquement comme l’inspecteur des travaux finis dans cette affaire – même si j’ai été très long avec certaines personnalités pour arriver à accoucher certaines entrées. Par principe j’en ai pris trois, j’aurais pu en faire plus, j’aurais pu écrire le dictionnaire tout seul mais ça m’aurait pris plus de temps. En tout cas j’en ai pris trois et j’ai écrit l’avant-propos, puisqu’il fallait bien une introduction. Il y a donc quatre textes que j’ai écrits moi-même intégralement.
EF : On va finir par un mot qui caractérise la radio et paradoxalement parce que c’est un mot qui vient du visuel : c’est le mot « couleur ». « Couleur d’antenne », chaque radio a la sienne bien sûr, il faut l’inventer, et quand on a la responsabilité de le faire ce doit être sacrément difficile. Alors que dire de « couleur » ?
FL : Il s’avère que ma première radio c’était RFM, « la radio couleur », j’ai donc appris ça à ce moment-là. Et puis c’est vrai que dans le foisonnement des radios libres il fallait que progressivement chacune trouve sa place. Trouver sa place c’est comme sur un marché, on fait un peu de marketing, c’est à dire que les différents produits doivent avoir leur place dans le marché. Ce que les radios ont appris dans le temps sur ce marché, c’est de trouver sa place.
Vous pouvez poser la question dans votre entourage : chacun est capable de dire ce que font au moins une bonne quinzaine, une bonne vingtaine de radios. C’est très rare pour un produit d’être aussi bien connu. Chacun sait ce que font Radio Classique, France Inter, RMC, Skyrock, Fun Radio… tout le monde connaît assez bien en fin de compte ces marques de notoriété, ce qui est très rare pour un produit, en plus de qualifier à chaque fois quel est son rôle dans le paysage. Ça c’est la couleur.
D’un positionnement va dépendre tout le reste : l’habillage, le choix des voix, le choix des émissions… tout ce qui va rentrer dans le produit est un peu esclave d’un positionnement qui se veut unique. C’est à dire que l’intérêt dans un marché quel qu’il soit c’est d’être unique, d’être différent des autres. C’est là que vous choisissez votre part de couleurs, puis après vous en trouverez toutes les variantes et tout ce qui va aider à définir votre coloriage.
EF : Frank Lanoux merci, c’est délicieux d’avoir un dictionnaire pareil et c’est une amoureuse de la radio qui vous le dit ! Rempli d’anecdotes, de trouvailles, tous les plus grands y sont, c’est le « Dictionnaire amoureux de la radio » chez PLON.
Le Dictionnaire amoureux de la Radio, publié chez Plon par Frank Lanoux.