Yves Bigot, et l’étoile de Berger

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Il a raison Yves Bigot. On a tous en nous quelque chose de Michel Berger. Un refrain qui nous trotte dans l’hémisphère droit (celui des émotions, dit-on), aussi entêtant que le parfum des roses ou que le sac et le ressac dans la crique de nos souvenirs. Pour ma part, il s’agit de Quelques mots d’amour par Véronique Sanson, de Message personnel par Françoise Hardy ou d’Evidemment par France Gall. A chacun ses tendres faiblesses mélancoliques. Ce grand mélodiste de la chanson française, ce petit Mozart des radios périphériques, mort à quarante-quatre ans, ce Pierrot lunaire au visage d’ange, perfectionniste en diable, aura versé sur nos peines de coeur et nos vagues à l’âme des couplets inoubliables. Yves Bigot rallume la flamme avec sérieux et élégance.
Voici son programme :

Pavane pour une infante défunte (Ravel)
– Gnosienne n°4 (Satie) par Aldo Ciccolini
– Air on a G String (Bach, par Jacques Loussier) ou le 4ème mouvement
de la cantate Wachet auf, ruft nus dis Stimme (Bach)

Madeleines:

– Amoureuse par Véronique Sanson, réalisation Michel Berger
– Concerto d’Aranjuez par Miles Davis
– Mr. Tambourine Man par les Byrds=