Un type intelligent, adorable, au talent fou. Cela fait longtemps que je l’attendais dans Passion Classique. Un passage m’a frappé dans l’émission :
« Quand on est un jeune chef, on veut avoir sa propre vision d’une œuvre, du son, c’est très bien, c’est normal et c’est indispensable. Les musiciens aiment cela aussi, généralement. Leur compliment préféré pour un nouveau chef, c’est : « Ah, au moins, il sait ce qu’il veut. » Ils n’aiment pas le doute, le flou. Et pourtant, plus j’avance dans ce beau métier et plus je cherche à avoir une conception ouverte. Ouverte à l’histoire de chaque orchestre et propre à chaque musicien. C’est utopique, mais cela doit être un alliage harmonieux, sensible entre mon histoire et celle de l’orchestre. Sinon à quoi ça sert de voyager et de rencontrer des êtres humains. Si c’est pour appliquer une recette unique, autant rester chez soi. La vérité, la beauté peuvent emprunter des chemins différents. C’est ce qui me fascine de plus en plus dans la musique. »
Voici ses madeleines :
– Chopin : Nocturne in C minor op.48 no.1 (Arrau)
– Mozart : Symphony no.40 (Berlin/Karajan)
– Brahms : German Requiem (Giulini)