Yann Queffélec, sa Bretagne intime

En littérature ou en musique, mais aussi dans la vie, ce sont les transitions qui sont les plus difficiles. Le chef d’orchestre Frenc Fricsay passait une grande partie de ses répétitions à les soigner, car, selon lui, le reste allait tout seul si les articulations d’une symphonie étaient au point.
Dans son Dictionnaire amoureux de la Bretagne, Yann Queffélec a renouvelé le genre en passant d’un « article » à l’autre de manière fluide, linéaire, virtuose, comme s’il s’agissait d’un vrai livre et non d’un dictionnaire. Une idée d’écrivain, mais aussi de musicien. Son père, l’écrivain Henri Queffélec, était un fou de musique, sa soeur Anne Queffélec est pianiste et l’un des grands amours de sa vie n’est autre que Brigitte Engerer. Moment d’émotion lorsque Yann Queffélec nous a rappelé les derniers mots de Brigitte sur son lit de mort : « Quand faut y aller, faut y aller ! » Mots de coeur, d’intelligence et de courage. Née en Tunisie et russe d’éducation, Brigitte Engerer avait tout de la femme bretonne.
Voici son programme :

1° Satie – Gnossienne n° 4
2° Brigitte Engerer : » Souvenirs d’enfance » – musique russe – Scriabine – Vieilles chansons françaises
3° Chostakovitch – concerto pour violoncelle – 1er mouvement Rostro
4° La Dame de pique – Tchaïkowsky – L’air de la Comtesse

Pour les 3 « madeleines » :
1° Yann Queffélec/Pierre Bachelet « La ville ainsi soit-il »
2° Marianne Anderson : « Le roi des Aulnes »
3° Alan Stivell : The trees they grow high.