Vincent Dedienne, un bol de rire

Le choix des musiques dit beaucoup de choses. Ainsi Vincent Dedienne n’a choisi aucune oeuvre classique dans son programme quand d’autres se creusent le ciboulot pour trouver l’oiseau rare. Manque de culture ou d’oreille ? Eh bien non, il a reconnu Mozart puis plus dur (pas d’oreille) : Samson et Dalila. Peut-être l’envie de se singulariser, ou un fond de pudeur, d’honnêteté, de malice ou peut-être que c’est lui l’oiseau rare. Parce qu’aimer Anne Sylvestre à son âge c’est comme lire les sermons de Bossuet en cachette quand tous ses copains qui ne jurent que par Rimbaud se targuent d’être « absolument moderne ».
Esprit frais, talent original, humour fin en ce qu’il s’appuie sur le caviar du genre : l’autodérision.

Voici son programme :

– Offenbach, ouverture d’Un mari à la porte, par l’orchestre philharmonique de Liverpool dirigé par V. Petrenko
– Barbara, Mon enfance
– Anne Sylvesre, Carcasse

Et le complément :

– Mozart,  Symphonie n° 25 (1er mvt) par N. Marriner et l’Academy St Martin in the Fields
– Saint-Saëns, Samson et Dalila : « Mon coeur s’ouvre à ta voix », par M. Callas et l’Orchestre National Radiodiffusion Française dirigé par G.Prêtre