Si Schubert flânait aujourd’hui dans les rayons d’un disquaire, il serait sans doute très étonné de la place qu’il occupe – tandis que Beethoven ne doutait pas une seconde de sa postérité. A cette époque, la musique instrumentale de Schubert était inconnue, à l’exception de quelques danses qu’il jouait lors des schubertiades et qu’on tapotait gentiment dans les salons : la mode était aux virtuoses ou à l’opéra. Sur le millier d’œuvres composées par Schubert, une centaine seulement a été publiée de son vivant – ce qui finalement n’est pas si mal, compte-tenu de sa faible notoriété. Mais c’étaient principalement des Lieder ou des danses pour piano, ce qui était rentable pour les éditeurs.
A propos de ses contemporains, Schubert avait l’habitude de dire : «Leur vision du monde est humaine, la mienne, je le sais bien, est divine. Et bien sans cette exigence de divinité, nous ne connaitrions probablement plus le nom de Schubert aujourd’hui.
Une minute avec Schubert – Episode 21 : « Postérité » – 18.06.2016
Radio Classique
Olivier Bellamy, animateur de Radio Classique, s’est passionné l’été dernier pour Franz Schubert et nous raconte l’histoire du compositeur dans une vingtaine de chroniques audio inspirées de son livre « Un hiver avec Schubert ». Lisez et écoutez chaque semaine un épisode de notre série sur Schubert. Voici le 21ème épisode : « Postérité »