Un vent de liberté souffle sur le Centre Pompidou

Le Centre Pompidou nous offre en cette rentrée une rétrospective sur le mouvement de la Beat Generation et cela jusqu’au 3 octobre. A ne pas manquer !

Everything belongs to me because I’m poor” (Tout m’appartient parce que je suis pauvre) 
Comme un appel lancé à la liberté, c’est sur ces mots incisifs de Jack Kerouac que commence l’exposition Beat Generation.
Ce mouvement est né de la rencontre entre trois grandes personnalités : le poète Allen Ginsberg (célèbre notamment pour son recueil Howl and other poems, publié en 1956), le romancier William Burroughs (Le Festin nu, publié en 1959) et l’icône Jack Kerouac (Sur la route, publié en 1957).
La Beat Generation a investi rapidement tous les arts américains des années 50 : la littérature, le cinéma,  la peinture et bien sûr, la photographie avec Robert Frank notamment, qui livrera dans The Americans sa vision la plus abrupte de la société américaine. Des clichés violents, puissants, toujours dans l’objectif de dégager une réalité crue. Exactement comme l’a fait Jack Kerouac avec Sur la route qui raconte l’errance d’un homme à la recherche de sa liberté. Le tapuscrit, écrit en seulement 3 semaines, est d’ailleurs le fil rouge de l’exposition que l’on découvre intégralement déroulé au milieu de la pièce. Il reflète  à lui seul l’histoire de ce mouvement devenu culte partout dans le monde. 
Dans cette exposition, comme le défendait cette contre-culture, il n’y’a pas d’ordre. Le visiteur se doit de dériver de pièces en pièces pour comprendre l’errance poétique singulière que dégage ces artistes.  Et ça marche ! Sur les notes folks de Subterranean Homesick Blues de  Bob Dylan, l’exposition nous plonge dans une époque où rien ne semblait impossible. Les installations impressionnantes et la diversité des œuvres (poèmes, ouvrages, photos, films expérimentaux, œuvres graphiques et sonores…) nous rapprochent un peu plus de cette philosophie. A vous de trouver votre route !