Thibault de Montaigu, Onan honni

L’air insolent et sage d’un descendant d’aristocrate de courte lignée parti s’enrichir aux colonies avant d’engrosser la bonne et de rentrer au bercail en plaçant toute sa marmaille, légitime et illégitime, dans les meilleures écoles catholiques de son fief tourangeau ou vendéen, en guise de concession au nouveau régime républicain.
Des idées de cancre dans un style Louis le Grand : tout pour plaire au nouvel esprit Canal incarné par Augustin Trapenard qui cajole l’écrivain-journaliste sachant enquêter serré et chic – façon sodomite de diptères – autour d’un sujet tabou pour faire causer aux tables en vue des Deux Magots. Brillant et vite oublié.
Son livre Voyage autour de mon sexe est resté un bon moment sur mon bureau. Je n’ai pas compris pourquoi tout le monde me regardait bizarrement. Pas de quoi pourtant fouetter un chat, lequel pratique aussi la chose, paraît-il.

Voici son programme :

– La Travatia – Libiano ne Lieti Calico
– Première Gnossiene D’Erik Satie
– L’art de la fugue, contrapunctus 4 de Bach
– Nocturnes Op 9 N 2 de Chopin

Madeleines :

– Mi Buenos Aires – Querido de Carlos Gardel
– BlackBird – The Beatles
– L’eau à la bouche de Serge Gainsbourg