Thibaudet, la grâce

Enfin un pianiste heu-reux ! Un homme, qui avoue aimer le luxe, les voyages, les contacts humains… La critique française l’a dédaigné pensant qu’il était devenu trop américain. L’Amérique et le monde l’adorent parce qu’il incarne la grâce et le chic français. Cherchez l’erreur ! 

Jean-Yves Thibaudet est un enfant d’Artur Rubinstein. Un virtuose au chic inimitable, au toucher divin et au commerce agréable. Il a l’honnêteté de dire qu’il ne comprend pas Schubert. Il aime passionnément l’écouter, mais, conscient de ses limites, reste à distance de cet art si difficile à saisir. Ce passage de l’émission m’a profondément ému. Quelle belle leçon d’humilité sincère ! On ne l’en aime que davantage.

Voici son programme :

Concerto n° 2 de Saint-Saëns (2e mvt)

Madeleines

Ah vous dirais-je maman

Valse en la mineur op. posth. De Chopin

Thibaudet joue Chopin sur piano d’époque 1er Nocturne de Chopin

Rubinstein joue Mazurka de Chopin

Renée Fleming dans le 1er des 4 Derniers Lieder de Strauss avec Thielemann

Concerto de Dvorak – 3e mvt – Gautier Capuçon

Ciccolini : Sonate de Scarlatti

Thibaudet : Burlesque de Strauss

RAVEL : Concerto en sol, 3e mvt par Thibaudet