Il est le premier artiste noir à connaitre la célébrité en France, mais on sait peu de choses sur lui. Esclave cubain vendu à un espagnol, Rafael est repéré par un clown anglais qui l’emmène à Paris. Il devient alors Chocolat, du nom de scène qu’on lui donna en référence à sa couleur de peau, et triomphe au cirque, où il est un des artistes les plus en vogue de l’époque.
Clown d’exception mais aussi objet de curiosité, voire bête de foire dans une société où beaucoup n’avaient jamais vu de Noirs, cette exposition tente de raconter, plus d’un siècle après, l’histoire d’un homme dont il ne reste que peu de traces.
Pour concevoir cette exposition, l’historien Gérard Noiriel a fouillé dans les archives. Il en ressort une série de documents – affiches, photographies, extraits de journaux et de films, caricatures… – qui témoignent des représentations et stéréotypes alors attachés aux esclaves, mais aussi de l’influence artistique qu’ils exercèrent sur le spectacle vivant.